Les couturages de Jul's

06 décembre 2017

Un mariage DIY 2/2

Apres les accessoires cousus pour le mariage de mon beau-frère et de ma belle-sœur, il est temps que je vous parle de ma tenue cousue pour l'occasion !

Autant vous dire que lorsqu'ils nous ont annoncé leur mariage, il était clair que j'allais me faire ma robe. Par contre il est aussi vrai que j'ai longuement hésité sur le modèle. Au départ, j’étais partie sur la robe Emma de La Maison Victor. En plus ma super copine Mathilde alias Mathilde au fil des heures avait déjà réalisé une toile de ladite robe, en 38. Parfait me direz-vous car j'ai pu essayer la chose. Et autant vous dire que ça m'a un peu refroidie. La robe est très jolie certes, mais j'avais un sacré paquet d'ajustements à effectuer si je voulais que le fit soit parfait. C'est bête car j’avais déjà acheté le tissu, un crêpe épais bleu paon (je vous ai déjà dit que j’allais cette couleur ? C'est comme le caramel, ça fait partie de mes basiques).

Bref je me suis mise à chercher autre chose. La Bonnell dress de Dixie DIY Patterns me plaisait avec ses petits triangles ouverts sur le côté, mais je n'étais pas tout à fait sûre de voulour un tel décolleté devant et dos.

Puis le déclic est venu après le passage du CAP, en juin. La robe que nous devions réaliser ressemblait à ça :

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Bon en soi j'aimais beaucoup l’avant du haut (toujours un petit triangle, ça par exemple). Pour le dos, nous avions une planche d’inspirations afin de proposer une modification qui, comme son nom l'indique, m'a pas mal inspirée (gardez en tête le dos de la robe rouge pour plus tard). Par contre au niveau de la jupe, ce n’était pas moi. Je suis comme les petites filles ; l’été j'aime les robes légères et qui tournent. Donc j'allais clairement modifier la jupe.

Là encore, j’avais déjà le tissu, une soie vert sapin dénichée chez Sacrés Coupons, que je destinais initialement à une robe Madeleine (ça fait un an que je cherche le tissu idéal.. je l'ai enfin trouvé mais ce ne sera pas cette soie). Franchement sans vouloir faire de la pub, on trouve vraiment des merveilles chez Sacrés Coupons, vous en verrez d'autre bientôt !

Bref avant de couper dans cette superbe soie, et étant donné les modifications à effectuer sur la robe, j'ai commencé par réaliser une toile du buste. En effet le patron qui nous avait été fourni pour le CAP était un bon 40. Je l'ai donc réalisé en toile de coton pour vérifier la taille, et j'ai dû reprendre les pinces et le haut des épaules pour avoir quelque chose de seyant. J'ai ensuite modifié le dos pour obtenir ce que je voulais (le fameux dos de la robe rouge vous vous souvenez ?). Cela m'a permis d’arriver à quelque chose de pas trop mal, mais il restait quelques petites modifications à apporter, en particulier sur la hauteur du buste, car je voulais que la ceinture me tombe juste en dessous de la poitrine.

Une fois toutes les modifications réalisées, j'ai refait une toile, mais dans un polyester fin et fuyant, afin d'anticiper au mieux le rendu final de la soie. Le buste adonc été validé au bout de 2 toiles, et j'ai pu m'interroger sur le décatissage de ma soie. J’ai consulté plusieurs articles dont celui très bien fait d'Anne Sarah. Et ai décidé d'amidonner un petit échantillon de mon tissu, juste pour voir. Tenue de l'amidon : nickel ! Par contre lorsque j'ai voulu laver à la main pour enlever ledit amidon… et bien ce n’était pas la même joie ! Je ne voulais pas frotter pour ne pas risquer d'abîmer les fibres de soie, mais je ne voulais pas tout passer à la machine à laver non plus, de peur que ça ne ruine tout.

Doooonc j'ai fini par prendre la décision de ne pas amidonner mon tissu, par principe de précaution. Je l'ai juste fait tremper avec un peu de lessive à la main, puis rincé et étendu sans frotter les fibres.

Repassage très doux, et j’étais prête pour la coupe ! Là aussi j'ai fait très trrrrrrès attention. Par chance, j’avais de grandes feuilles de papier de soie à la maison, et j'ai donc posé mon tissu à plat (et pas au pli, ce qui implique de travailler sur des pièces entières et non des demi-pièces) sur une feuille de papier de soie et ai recouvert le tissu d'une seconde feuille de papier. Pris en sandwich entre ces deux feuilles, en s'assurant qu'il n'y ait pas de plus et que les 3 couches (papier – tissu – papier) soient bien épinglés ensemble, il n'y a plus de risque que le tissu bouge.

J'ai donc pu couper le haut de ma robe sans soucis.

Pour la jupe, j’avais initialement l’idée de faire une jupe ¾ de cercle. Sauf que 1 : il ne me restait pas assez de tissu et 2 : une jupe cercle implique un ourlet coupé parfaitement en cercle, en sachant que les parties coupées dans le biais peuvent se déformer. Je j’étais pas prête à prendre tous ces risques à 15 jours du mariage, sachant que retrouver le même coupon quelques mois après afin de sauver une bêtise semblait impossible.

Je suis donc partie sur une solution alternative, qui a consisté à couper deux larges rectangles dans ce qu'il me restait de tissu et à les froncer ensuite pour obtenir ma jupe. Comme avec cette option tout est coupé dans le droit fil, c'est moins gourmand en tissu et ça limite les soucis de la coupe dans le biais.

La couture de la robe s'est réalisée de manière très délicate, à l'aide d'une aiguille 60 et d'un fil fin en polyester (un fil en soie explose les budgets). Et je me suis rendue compte que coudre de la soie, c'est encore plus technique qu'il n'y paraît sur un haut ajusté, car j'ai eu beau reproduire les mêmes pinces que sur ma toile, la soie vit et s’étend davantage, même dans le droit fil, que du polyester. Donc il a fallu prendre les choses avec douceur, progressivement, et en essayant et ajustant à chaque fois. Résultat, le petit triangle au niveau du ventre est bien plus petit que celui de mes toiles, mais tant pis, il a fallu s'adapter.

La couture de la jupe ne m'a pas posé de souci : coutures anglaises sur les côtés, fronces et assemblage au haut. C'est au moment de réaliser l’ourlet que j'ai réalisé que la robe était un peu longue. Je me suis alors souvenue de l'ourlet de Centaurée, de Deer and Doe. Vous savez cet ourlet avec un arrondi plus court devant au niveau des genoux ? J'ai donc pris le parti de m'en inspirer pour mon bas de robe, que j'ai mis bien à plat, et découpé à la roulette. Ensuite, mon astuce, c'est de passer un coup de surjet sur tout le bas de la jupe, puis de replier 2 fois avant de piquer en place, et le tour est joué. Mon ourlet était nickel. On arrivait tout de même à la veille du mariage. Mais il ne me restait que la doublure de la robe à rabattre sur la jupe au niveau de la ceinture, à l’aide de points invisibles. Et là j'ai clairement sous-estimé le temps nécessaire pour réaliser cela sur de la soie, qui bouge énormément ! J'ai donc fini ma robe le matin même du mariage (large n'est-ce pas ?).

Mais la robe n’était pas la seule chose qui était prévue. Je voulais aussi me faire ma veste (une veste Monceau dans un jacquard blanc), un collier, mon bibi, ainsi que ma pochette (oui oui rien que ça…).

Le collier a été réalisé rapidement un soir, car il ne s'agissait que d'un enchaînement de chaîne et de perles de rocaille assorties.

La pochette provient uniquement de mes chutes, et à été réalisée grâce à un tuto Pinterest. Je trouve qu'elle fait habillée, par contre il fait mettre un minimum de choses à l’intérieur si on veut qu'elle se tienne.

La veste initialement prévue était une veste Monceau, dans un jacquard blanc de chez Sacrés Coupons (et oui encore eux). Mais commencée le week-end d'avant seulement, je n'ai pas eu le temps de la terminer. C'est dommage mais il a fallu faire un choix entre la robe et la veste, et le choix était tout vu ! Elle reste donc actuellement sur la pile des projets à finir (je n’ai plus qu’à glacer les réformes et à fermer la doublure, c'est dire !).

Et enfin, une fois la robe terminée le matin même du mariage, j'ai pu m'attaquer à mon bibi. Bon je vous rassure, j'avais déjà tout acheté. Je me suis inspirée d'un bibi trouvé sur Etsy, qui coûtait 50€ mais qui venait d'Espagne. Il fallait donc compter 25€ de plus de frais de port. Et la 75€ un bibi c’était juste non. Belle maman m’avait donné du sisal bouteille l’été précédent, qui faisait parfaitement le job. J’ai juste eu à acheter des plumes vertes (c'est dur à trouver quand même !), crème ainsi qu’une plume de paon et d'un peigne pour servir d'accroche et en un peu plus de 30 minutes (et dans la précipitation avant de partir tout de même) j'avais mon bibi !

Après tout ce blabla, je vous montre enfin cette tenue !

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Je pense que j'aurais pu laisser 5cm de plus à l'ourlet, mais bon je l'aime bien quand même !

 

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Et voici le dos !

 

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Le devant vu de plus près, on voit que les pinces ont tendance à plisser un peu

 

 

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Le détail du collier et de cette jolie soie

 

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Le dos vu de plus près, au final j'aurais pu croiser davantage les bretelles, afin d'affiner le dos.

 

 

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Et voici mon bibi !

 

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Et enfin la pochette, qui se porte de deux manières différentes, voici la première

 

 

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Et voici la seconde !

 

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Et voici l'intérieur, avec un tissu Atelier Brunette !

 

En toute honnêteté je suis ravie du rendu final ! Un clin d'œil au CAP, un super tissu, je suis ravie d'avoir réussi à créer un vêtement qui me ressemble. Les petits points d’amélioration auraient peut être été de couper l'ourlet du devant un chouilla moins court, et de croiser davantage les bretelles au dos. Mais ça reste très acceptable et j'ai porté ma robe avec plaisir ! Pari tenu !

Et vous ? Avez-vous déjà cousu pour de grandes occasions ? Quels sont vos patrons fétiches dans ces cas-là ?

 


 

Patron : Base de robe Gaby, patron fourni lors du CAP vêtement flou de 2017

Tissu : Soie haute couture vert sapin de chez Sacrés Coupons

Taille : 40 réajustée

Coût : 29 € (dont 27€ de tissu, 1€ de fermeture éclair, et 1€ de fil, patron gratuit fourni lors du CAP), comme quoi on peut obtenir une robe habillée à pas si cher !

Difficulté : Ajustér le patron à mes mesures, réussir à obtenir la forme espérée et dompter une soie non amidonée ! 

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30 novembre 2017

Un mariage DIY 1/2

Bon, presque 3 mois ont passé depuis le mariage de ma belle-sœur et de mon beau-frère, il serait peut-être temps que je vous montre ce que j'ai cousu pour l'occasion non ?

Cet article parlera des différents accessoires cousus pour l'occasion, et dans un article à venir je vous parlerai de ma tenue.

Tout d'abord les nœuds papillon !

Mon beau-frère en voulait un pour lui, pour ses 4 témoins, pour le témoin homme de ma belle-sœur, et pour les hommes de la famille proche (pères, frères et petit garçon du cortège). Ce qui faisait un total de 13 nœuds papillon ! Initialement, étant un adepte de Colonel Moutarde, il a voulu en acheter 13. Puis deux problèmes se sont posés à lui :

- La couleur de Liberty qu'il voulait n’était pas disponible

- Mine de rien, 13 nœuds papillon chez Colonel Moutarde ça chiffre vite !

Du coup le marié m’a demandé si je pouvais faire les nœuds pap' et j'ai répondu par l'affirmative. J'allais leur proposer plusieurs modèles et ils choisiraient ce qui leur convenait le mieux.

Comme ce sont des personnes hyper organisées, ils m'ont prévenue en décembre, pour un mariage en septembre ce qui me laissait largement le temps de réaliser des prototypes.

Fin décembre, j'en avais réalisé 4 différents, en toile à patron, pour leur laisser le choix.

Je suis donc partie de 4 bases différentes (de gauche à droite et de haut en bas sur la photo) :

- Le patron de nœud pap' des Lubies de Louise

- Le patron de nœud papillon « classique » d’après une base trouvée sur Pinterest avec une fermeture ajustable par 3 boutons pressions à l'arrière

- Le patron d'un autre nœud pap' (dont je n'arrive pas à retrouver le tuto, apparemment le blog a fermé) à fermeture facile, à l'aide d'un pression sous le noeud pap' déjà préformé

- Le patron de Barnabé aime le café, déjà préformé également, que j'ai modifié pour y intégrer une fermeture dans le dos à l'aide de deux boucles en métal

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Avec ce panel de propositions, ils ont pu choisir ce qui leur convenait le mieux, en mixant les fermetures et finitions qui leur convenaient le mieux.

Voici ce qu'il est ressorti du débrief :

- Le nœud pap' des Lubies de Louise était bien trop petit et nécessitait pas mal de modifications

- Le nœud pap’ classique rendait les choses compliquées, étant donné que tout le monde ne savait pas nouer un nœud pap' (le marié et moi compris !), en plus de gaspiller pas mal de boutons pressions.

- Le premier nœud pap’ préformé était un chouilla grand et la fermeture par pression devant ne donnait pas l'assurance d'avoir un ajustement parfait selon le cou de chacun.

- Le dernier nœud pap' n’était pas si mal, mais nécessitait également un peu d’ajustements au niveau de la taille des différentes pièces et de la gamme de montage pour qu'elle me convienne parfaitement. La fermeture dans le dos du cou était parfaite, car les deux boucles permettaient d'ajuster parfaitement la taille du cou.

Nous sommes donc partis sur la 4e option, avec quelques détails à réajuster, et j'ai pu leur proposer rapidement un prototype dans le Liberty final, qui a été validé.

Et comme nous étions fin janvier, je me suis arrêtée là en me disant « j'ai le temps ».

Puis fin mai est arrivé bien vite, et bien que le mariage religieux soit fixé en septembre, le mariage civil, où je devais remettre les nœuds pap' à chacun était fixé pour fin juin. Donc il a fallu que je me bouge pour coudre le tout rapidement. Je me suis fais 3 grosses sessions intensives qui m'ont permis d’être dans les temps, mais c’était lors de la canicule de juin donc autant vous dire que j'ai eu chaud (au sens propre). Je coupais et cousais les 13 nœuds pap' à la chaîne, étape par étape, en avançant au plus possible sans repasser, et je repassais le matin suivant, à la fraîche, avant de d’enchaîner sur une nouvelle session de couture uniquement.

J'ai donc pu finir (pas si largement) dans les temps, mais les 13 nœuds pap’ étaient là, pour le plus grand bonheur du marié.

Les voici donc tous en photo (vous voyez également les boucles métalliques servant à les fermer :

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Et les voilà portés :

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J'ai été ravie du résultat final, ainsi que du rendu sur les garçons, et le top du top c'est que ça a beaucoup plu aux mariés également !

Maintenant j'ai envie de me faire un noeud pap' façon collier pour moi, et je pense partir du patron de noeud pap' de chez Shwe Chic.

 

 


 

En parallèle, la mariée voyant les nœuds pap' des garçons, à également voulu un petit dit signe distinctif pour ses témoins filles, ainsi que pour les belles-sœurs et la petite fille d'honneur. Même combat, je lui ai fait 5 propositions différentes et elle a finalement choisi une version avec du Liberty tressé (vous avez pu les voir au-dessus, avec les noeuds pap'). Et comme on me l'a demandé (tu vois Aude, j'ai mis du temps mais je ne t'ai pas oubliée ;)), voici un tuto en images pour le réaliser vous-même. J’espère que ça vous plaira.

Tuto

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Niveau matériel il vous faudra :

- Des chutes de tissu

- Deux embouts de serrage plats de 1cm

- 1 fermoir

- 2 anneaux 

- 1 chaînette en métal dont les maillons sont suffisamment larges pour pouvoir y accrocher le fermoir

- 1 pince (à titre personnel je préfère en utiliser deux

- 1 retourne-biais ou une épingle à nourrice

- Du fil et une machine à coudre

 

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Commencer par découper 3 bandes de tissu assez longues (20cm au moins) de 3cm de large (j'utilise ma règle japonaise, mon cutter rotatif et ma table de coupe pour plus de praticité mais c'est tout à fait facultatif)

 

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Plier la bande en 2 endroit contre endroit et piquer à 0,5cm du bord sur le long côté. Répéter l'opération pour les 3 bandes de tissu

 

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Retourner les bandelettes grâce à une épingle à nourrice ou un retourne biais. Repasser

 

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Superposer les 3 bandes de tissu les unes sur les autres et poser à une extrémité un embout de serrage. Serrer bien fort avec la pince

 

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Fixer l'embout de serrage provisoirement à un support (ici un coussin) grâce à une épingle à nourrice et commencer à tresser

 

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Lorsque la longueur désirée est atteinte, couper les 3 bandes de tissu, les superposer et poser le second embout de serrage

 

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Ouvrir les anneaux à l'aide d'une pince (ou de deux pour plus de précision)

 

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Insérer le fermoir d'un côté, et refermer l'anneau. Insérer la chaînette de l'autre côté et refermer l'anneau également

 

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Et voilà ! Vous avez un nouveau bracelet à garder ou à offrir !

 


 

Enfin, la dernière chose que j'ai réalisée était un combo de ceinture et de petits nœuds pour la petite fille d'honneur. La robe que sa maman avait choisie était mignonne mais toute blanche, donc il fallait égayer tout ça ! Ça tombait bien, il me restait du Liberty donc peu de temps plus tard, j’avais réalisé une ceinture avec des petits boutons pressions nacrés et deux petits nœuds, identiques à ceux initialement présents sur la robe, mais en Liberty, ce qui amenait un peu plus de couleurs à la tenue.

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Voilà ! Comme quoi, réaliser des accessoires pour un mariage, ce n'est pas compliqué. Il s'agit juste de le prévoir en avance pour bien être dans les temps et ne pas travailler dans l'urgence.

Au niveau des coûts de réalisation, je ne dirai pas grand-chose car il s'agit d'un cadeau pour mon beau-frère et ma belle-sœur mais sachez qu'il a fallu moins d'1m30 de Liberty, d'un petit mètre de doublure et de moins de 15 euros de mercerie.

Et vous ? Avez-vous déjà réalisé des accessoires pour un mariage ? Cela vous tente-t-il ?

Dans le prochain article, je vous parlerai de ma tenue cousue pour l’occasion.

À très vite !

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21 novembre 2017

Brushwood dans les bois

En ce moment les projets n'avancent pas vite et pourtant, il m'en reste plus d'une paire à vous montrer, qui ont été réalisés entre ce printemps et cet été.

C'est le cas du projet d'aujourd'hui, fini à la fin du printemps, mais que je porte encore actuellement (il sera bientôt trop fin pour la saison, mais j'en profite encore un peu).

Il s'agit de mon châle Brushwood, de NCL Knits. J'adore ce châle, et pourtant je trouve qu'on ne l’ai pas beaucoup vu passer sur les réseaux sociaux. Après avoir tricoté mon Herbarium, je m’étais plongée dans les modèles de Nadia, qui sont, à mon sens, tous plus jolis les uns que les autres, mais mon choix de châle s'est très vite porté sur Brushwood. Un châle triangulaire, plus grand que les précédents que j’avais pu tricoter, avec une jolie dentelle, formant des sortes de branches.

J'avais dans mon stash deux écheveaux de fingering en mérinos et soie de La Fée Fil coloris Havana, achetés à l'aiguille en fête spécifiquement pour ce projet (si vous ne connaissez pas encore mon amour pour les couleurs beige/caramel et bien sachez que vous en verrez passer pas mal !).

J'ai pu donc m'attaquer sans plus tarder à ce châle, qui ne présente pas de grande difficulté, si l'on suit attentivement la grille du motif, qui ne se compose que de jetés et de mailles ensemble. Une fois la première répétition du motif mémorisée ça monte tout seul, en alternant avec du point mousse.

Donc autant vous dire que 3 semaines après, il était terminé, bloqué et porté ! Au final, j’ai utilisé la quantité de laine préconisée pour le projet, soit un peu moins de 600 mètres, mais j’aurais pu continuer pour liquider la totalité de mes 2 écheveaux, et avoir un châle plus grand. Je n'y ai pas pensé sur le moment donc tant pis, ce sera pour un autre projet !

Et voici ce que ça donne porté. De tout mes châles (bon je n'en ai pas encore 50 à mon actif) c'est vraiment mon préféré !

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Porté je fais un peu plus d'un tour, mais il est plus grand que mes Close to You.

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Voilà ce que ça donne en longueur, c'est un châle de taille moyenne

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Et le détail de la dentelle, que j'adore !

 

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Et maintenant que j'ai quelques châles de petite et moyenne taille, je vais pouvoir m'attaquer à plus grand ! Le Caress My Soul et le Rheinlust me tentent bien, ainsi que le Find Your Fade, mais je ne suis pas prête à m'attaquer au choix cornélien des couleurs pour ce dernier. Ça attendra peut être que j’aie plus de restes !

 


 

Patron : Brushwood Shawl de NCL Knits

Laine : 2 écheveaux de Mérisoie Havana de La Fée Fil

Coût : 41,34€ (dont 5,34€ de patron et environ 36€ de laine)

Difficulté : Mémoriser le motif pour ne pas faire d'erreur dans la dentelle. Mais ça se fait bien ! 

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16 novembre 2017

Londres à Paris

Bon, il faut que je l'avoue, je suis (très) en retard dans mes projets Capsule. Entre la prise de mon nouveau boulot en août, le fait de m'attaquer à une expertise qui m’était jusqu'alors inconnue (coudre des chaussures) et j'avais déjà perdu un mois. Mais avec ce nouveau projet, et un tissu technique, et bien j'ai à nouveau perdu un mois et je vous présente donc aujourd'hui mon projet de septembre (hum hum).

Septembre donc, était le mois de la veste, et j'avais choisi le trench Londres d'Orageuse Paris. J'aimais beaucoup sa coupe droite et fluide, et pour ma morphologie, il semblait parfait. Je me suis donc tenue à ce que j'avais prévu.

À la base, je voulais le coudre en bleu marine, pour remplacer un trench du commerce de mon dressing. Mais ce fameux trench étant fans un très bon état, au final il n'y avait pas de raison de coudre plus ou moins son frère jumeau. Donc j'ai décidé de coudre un version dans une couleur très automnale, dans une matière très fluide. J'avais très envie depuis un moment de tester les tissus provenant de chez Telaio, qui fait notamment de très jolis cupros. Au final, mon choix s'est porté sur un tissu en polynosic (une fibre de cellulose régénérée dans des conditions particulières, ce qui la conduit à avoir des propriétés très proches de celles des textiles naturels) très fin et à toucher peau de pêche. Au niveau de la couleur, après moult interrogations, je dirais que c'est pêche de vigne. Mais si vous avez d'autres noms en tête qui peuvent être plus parlants, je prends !!

Bref une fois mes 3 mètres de tissus arrivés (la version longue est gourmande en tissu), il a fallu se poser la question du biais, car c'est un modèle non doublé (pour préserver le côté fluide du vêtement) mais comme toutes les coutures se voient, il faut ganser afin que tout soit nickel à l’intérieur ! Initialement je voulais utiliser du biais Liberty. Mais en faisant le calcul 15 mètres fois le prix du biais Liberty au mètre, j’ai rapidement laissé tomber.

Mais je n'étais pas prête à mettre n'importe quel biais pour autant ! Du coup, j'ai acheté 50cm de batiste Twist Dark Blue d'Atelier Brunette et j'ai décidé que ce serait mon tissu de poches ET mon biais. Bon il ne faut quand même pas être maso, j'ai également acheté un appareil à biais (15 mètres de biais je vous rappelle !). Et au final, pour 10 euros de tissu j’ai eu assez pour mes poches, pour la doublure du bavolet et pour mes 15 mètres de biais. Beaucoup plus raisonnable que les plus de 35 euros de biais Liberty. Bon par contre on ne va pas se mentir, faire du biais c'est long. Donc 15 mètres de biais c'est très long. Je n'en ferai pas tous les jours. Par contre je dois dire que j'aime beaucoup le rendu !

Bref une fois les 15 mètres de biais terminés, j'ai pu commencer à ganser. Et il n'y a pas à dire, c'est long aussi !! Alors pour gagner du temps, au lieu de ganser via la méthode classique, en deux temps, j'ai directement cousu le biais à cheval. Et c'est presque tout aussi bien (en tout cas ça me convient) et c'est diviser le temps de gansage par deux ! Par contre j'ai pris le temps de faire de beaux angles, comme au niveau de la genre, et j'ai préféré coudre certaines pièces avant de les ganser (par exemple les pièces de la parementure) pour un rendu plus propre.

La réalisation du trench ne pose pas de difficulté en soi. Il faut juste être minutieux lors de la couture des poches paysannes (que je trouve très basses, enfin pour moi ça va car je suis grande, mais attention aux plus petites, je pense que ça peut devenir inesthétique). Par contre je me suis sérieusement posé la question de l'utilité des pinces poitrine sur un vêtement aussi ample. J'aurais pu les résorber mais la sainte flemme s’était emparée de moi à ce moment-là. Mais si seconde réalisation il y a, c'est sûr qu'elles seront résorbées.

Mais deux difficultés se sont posées et cela explique pourquoi la réalisation de cette pièce m'a pris autant de temps :

1)      Le tissu, bien que très fluide est technique et se comporte avec les défauts de la viscose ET du polyester : il lustre dès qu'on repasse avec le fer trop chaud MAIS il ne s’aplatit pas si on repasse avec un fer trop doux… Du coup la pattemouille a été mon alliée pour pas mal de coutures MAIS (cf 2e problème)

2)      L’entoilage que j’avais en stock était une vraie DAUBE ! C'est-à-dire qu'il mettait du temps à adhérer au tissu et qu'il se décollait (il se décolle encore par endroits d'ailleurs) après une demi heure. Mais si je passais le fer plus chaud, je risquais de lutter davantage mon tissu, et brûler mon entoilage, et bien sûr, sur de l’entoilage, humidité interdite donc adieu la pattemouille… Et le comble c'est que je ne sais plus d'où il vient (Fil 2000 ou le marché saint pierre) donc je ne sais même plus chez qui je ne dois plus en acheter… Et le comble du comble c'est que je me suis rendue compte que l'entoilage ne tenait pas après avoir tout gansé… Donc j'ai laissé tel quel mais ça me servira de leçon…

Bref une fois ces deux difficultés passées on pense en avoir fini. Et c'est faux ! Il reste beaucoup de couture à la main, afin de fixer la parementure et les ourlets des manches et du bas.

Afin que le rendu soit plus propre, j'ai modifié l'ordre de montage pour l'ourlet du bas. Ça donne moins d’épaisseurs et c'est plus net à mon sens. Mais je dois avouer que pour une débutante, les explications sont peut être un peu juste à ce niveau.

Et enfiiiiin ! Il était finiiiii ! Oui enfin juste quand on commence à frôler le zéro degrés, normal quoi !

Voici donc le rendu de Londres à Paris !

La séance photo était un peu particulière car la nuit tombait, et comme j’aimais le rendu des deux types de photos, je vous en fait profiter.

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Vous remarquerez mon pull Rue Mazarine et mon châle Brushwood dont je vous parle bientôt

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Jolis détails de l'épaule

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C'est dommage, on voit beaucoup l'ourlet invisible et l'entoilage sur les photos. Heureusement en vrai on le voit moins.

J'ai noué la ceinture dans le dos, je porte toujours mes trenchs comme ça/

 

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Il est léger comme une plume, et j'adore !

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Les poches paysanes

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Et voici tout de même une photo du trench fermé. J'ai l'impression d'être en peignoir, ce n'est pas vraiment moi

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Et voilà le détail du gansage !

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Et l'ourlet hyper propre !

 

Franchement ce pont de Bir Hakeim est toujours blindé de mariées qui font des photos (été comme hiver, quelles que soient les températures) donc je semblait bien couverte avec mon trench à côté (il ne faisait pas chaud mais au moins j’avais moins froid qu'elles !).

Bref malgré toutes ces péripéties, je l'adore et j’espère bien pouvoir le remettre rapidement lors d'un redoux de températures !

Et vous ? Vous tenez-vous à votre programme capsule ou avez-vous des « dérapages » vis-à-vis du planning ?

 


Patron : Trench Londres d'Orageuse

Tissu : Polynosic rouille de chez Telaio

Taille : 40, manches rallongées de 3cm

Prix : 67,50€ (dont 8,50€ de patron, 45€ de tissu principal, 10€ de doublure, 3€ d'entoilage et 1€ de fil)

Difficultés : Vous l'aurez compris, les difficultés résidaient pour moi dans la technicité de mon tissu et dans la merd*cité de l'entoilage. Si vous n'avez jamais fait de poches passepoilées, il vaut mieux s’entraîner avant aussi !

 

 

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31 octobre 2017

Une brune en Brune

Bon, on vient de passer à l’heure d'hiver, il serait donc temps que je finisse de vous montrer mes projets d’été non ?

Alors je pense que vous ne le savez pas encore, mais les froufrous et moi, ça fait 4 ! Je ne suis pas plus fan que ça. Et puis il y a des patrons qui ont le don de vous faire changer d'avis en 2 minutes. Je n'étais pas fan de la blouse La Brune, de Delphine et Morissette, que je jugeais trop Goldorak avec ses larges volants et ses manches longues, jusqu'à ce que je vois fleurir de superbes versions sans manches. Ben oui ma grande, si les manches ne te plaisent pas, tu les enlève ! La couture ce n'est pas que reproduire un patron à la lettre, c'est l'adapter au mieux pour qu'il corresponde à ce qu'on désire et si en plus il correspond à notre morphologie alors c'est top !

Du coup, une fois mon idée en tête et le patron acheté, je n'ai plus eu qu’à couper le tissu. Et le choix était simple ! Il me restait une très grande chute de ma chemise Granville cousue l’année dernière, et le plumetis de coton me semblait parfait pour le modèle.

En une session de couture, c’était plié ! Le top ne présente pas de difficulté particulière, et n'est pas du tout gourmand en tissu si l'on décide de retirer les manches. Il faut juste penser à faire la finition des volants (que j'ai voulu moins larges que sur le patron initial, les miens font 6cm) avant de les coudre au corps. Un roulotté à la surjeteuse et le tour est joué (je vous ai déjà dit que je voue un amour sans failles à ma surjeteuse ??). Ensuite on fronce en faisant attention de bien répartir le volume et c'est fini. Plus qu’à finir au biais les manches et l'encolure.

Je vous présente donc ma version de La Brune, que j'ai porté tout l'été, y compris lors de mes vacances en Toscane, où ont été prises les photos.

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Et voici le détail des volants, je les trouve parfaits !

 

Bon je ne vous dirai pas que j'en ferai 12, mais je suis fan de cette version qui me correspond bien !

Et vous ? Avez-vous des patrons où vous vous êtes dit "oh non jamais" et où finalement une version vous a fait totalement changer d'avis ?

Bonne journée et à bientôt !

 


 

Patron : La Brune de Delphine et Morissette

Tissu : Plumetis beige des Merveilles de Saint Pierre, que j'ai reteint en bordeaux

Taille : 40

Prix : 13,5€ (dont 8€ de patron, 4,5€ de tissu et 1€ de fil)

Difficulté : Répartir les fronces des volants de manière homogène et faire un beau roulotté à la surjeteuse 

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11 octobre 2017

Lillan façon marinière

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un projet pour lequel j'ai moutonné cet été. Et si je vous dis ça vous devinez certainement de quel patron je veux parler. Il s'agit de la Lillan dress de Nanöo.

Bon à la base, c'est le choix du tissu qui a guidé le patron, et non l'inverse.

1armor lux 

En effet, j'ai profité du traditionnel week-end familial du 14 juillet en Bretagne pour aller faire un tour au magasin d'usine Armor Lux. Co

mment vous dire que ça faisait des années que j'allais tout à côté de Quimper sans pour autant m'y arrêter ! Il fallait absolument conjurer le sort ! Et ça vaut le coup !

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, Armor Lux a un magasin d'usine auquel on peut accéder toute l’année, et qui permet de dénicher marinières, vareuses et autres vêtements marins mais pas que, à des tarifs très avantageux. Mais ce magasin dispose aussi d'une petite partie tissus où il est possible d'acheter de la marinière de qualité made in France à 10€ le mètre !

Pour les intéressés voici l'adresse : 21/23, rue Louison Bobet, ZI de Kerdroniou, 29556 Quimper

 

Donc de ce joyeux périple j'ai ramené deux panneaux (car oui la marinière se vend en panneaux, un pour le corps et un pour les manches) de deux marinières « classiques » (épaisses quoi) et un petit mètre de jersey de viscose rayé marine et blanc.

1marinières

C'est de ce jersey (celui de gauche sur la photo) que l'on va parler aujourd'hui. J'en avais pris un mètre avec comme objectif de me faire un plantain. Et puis comme ce tissu faisait plus d'1m60 de laize, je le suis dit que je pourrais optimiser ce coupon et faire plusieurs choses avec. Ne me voyant pas dans une robe toute rayée (en plus du fait que je n'aurais pas eu assez de tissu pour) l’idée du bicolore est apparue assez vite. Ne manquait plus que le patron ! Et vous n’êtes certainement pas passés à côté de la déferlante Nanöo de cet été. Une petite robe simple, facile à coudre et facile à porter. Et bien du coup j'ai moutonné !

J'ai profité de mon passage en Bretagne pour aller également faire un tour chez Tissus Myrtille, dont j'entends aussi régulièrement parler par les instagrammeuses bretonnes, pour aller chercher un jersey bleu marine, qui s’assortirait bien avec mon jersey rayé.

Et l'affaire était déjà quasi pliée ! La robe comporte peu de pièces, les étapes sont claires et détaillées, ma petite robe est montée toute seule.

Le seul passage un peu compliqué a été de raccorder les rayures sur le devant, au niveau des pattes de boutonnage (j'ai essayé ailleurs aussi mais le jersey était tellement fluide que j'ai dû laisser tomber l'affaire).

Au lieu de coudre l’élastique à même la robe, j'ai créé une coulisse en joignant le haut et la jupe, je trouvais ça plus propre. Et au niveau de l'ourlet du bas, j'ai simplement effectué un roulotté à la surjeteuse (ce qui me permettait de conserver un minimum de longueur, car je n'ai rien rallongé pour une fois). Et c'est tout ! Autant vous dire que coudre du jersey à la surjeteuse, ça change tout de même la vie ! C'est hyper propre et tellement plus rapide ! Je vous prépare un article à ce sujet d'ailleurs.

Bref revenons à Lillan. Au premier essayage avec l'élastique, ça ne serrait quasi rien, alors que je m'attendais à un effet blousant du haut de la robe. J'ai donc enlevé 10 bon gros centimètres l’élastique pour arriver à l'effet blousant désiré. Et le tour était joué !

Mon jersey étant très fluide, je me suis passée de boutonnières et j'ai cousu de petits boutons cuivrés directement sur les deux pattes de boutonnage.

Et voilà ce que ça donne ! Franchement je suis ravie du résultat !

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Le détail des boutons cuivrés

 

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Les poches sont directement prises dans les jupes, pratique !

 

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Et le roulotté à la surjeteuse : un minimum d'efforts pour une finition nickel !

 

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Bref une robe dans laquelle on peut bouger sans se sentir engoncée !

 

J'ai juste une petite interrogation sur les « manches » que je trouve un peu longues. J’hésite à les replier vers l’intérieur (comme à droite sur la photo) et à faire un point invisible. Vous en pensez quoi vous ?

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Allez et parce que toutes les séances photos ont des photos qui passent à la trappe, voici ma préférée :

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Sinon il m'est tout de même resté suffisamment des deux tissus pour me faire un Plantain dans le même esprit, que je vous montrerai bientôt.

 


Patron : Lilian dress de Nanöo

Tissus : Jersey viscose rayé de chez Armor Lux et jersey viscose bleu marine de chez Tissus Myrtille.

Taille : 40

Prix : 39€ (dont 8€ de patron, 26€ de tissus, 3,5€ de boutons, 0,5€ d'élastique et 1€ de fil)

Difficulté : Faire de jolis raccords, au moins au niveau des pattes de boutonnage

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02 octobre 2017

A l'aise dans mes baskets

On arrive déjà début octobre, et je ne vous ai pas encore parlé de mon challenge d’août dans le cadre de ma collection capsule ! Pas bien ! Et pourtant il était de taille car oui j'ai cousu des chaussures ! Incroyable non ?

Un des thèmes de Clotilde était de réaliser son propre maillot de bain. Bon d'une part, j'en ai déjà pas mal et je n'avais pas plus envie que ça de repartir dedans et d'autre part, pas de vacances pour moi cet été, hormis 4 jours en Italie. Du coup J’avais plus envie de réaliser une pièce que je pourrai porter et qui me motiverait vraiment. L’année dernière, Julie Kansara alias Damn Good Caramel avait sorti un patron gratuit de baskets sur base espadrilles, en partenariat avec une Marie, de Shwe Chic. J'avais craqué sur le concept, imprimé le patron, commandé le shwe shwe (tissu traditionnel avec de tout petits motifs, imprimé en Afrique du Sud)… et j'en étais restée là, par manque de temps. Du coup cette année pour le challenge de Clotilde, j’étais bien décidée à me lancer !

J'ai commencé par réaliser une toile, pour me familiariser avec la construction et valider la pointure. Et c’était une bonne chose de faire une toile car ça m'a permis de faire des bêtises dessus et par conséquent de les éviter sur la version finale !

Qu'on se le dire, il y a beaucoup de pièces à couper : l’extérieur de la chaussure (3 pièces), la doublure (3 pièces), l'entoilage pour toutes ces parties (6 pièces) et les 4 emplacements en cuir (simili cuir dans mon cas). Soit 18 pièces au total ! Et il faut faire attention à ne pas se tromper de sens lors de la découpe, car il y a une chaussure gauche et une chaussure droite, donc il faut être organisé pour ne pas se mélanger les pinceaux !

Pour ma toile, j'ai décidé de ne réaliser qu'une seule chaussure. Pour moi, la difficulté a résidé dans le fait de choisir la bonne épaisseur de tissu, et surtout le bon entoilage. En ce qui concerne la toile, l’entoilage que j'ai choisi était bien trop épais. Il passait bien sous la machine, pas de soucis, mais quand il a fallu piquer à la main la chaussure à la semelle, autant vous dire que ça n'a pas été facile. Déjà rien que pour épingler la chaussure à la semelle, j'ai dû tordre une bonne dizaine d’épines, rien que ça ! Et j’avais pris des épingles à tête ronde, pour avoir plus de force.

Julie, la créatrice du patron m'a dit après coup qu'il était possible de pré percer les trous à l'aide d'un poinçon, et effectivement en appliquant sa méthode, c’était bien plus simple !

La seule chose que je n'ai pas fait, c'est de coller les empiècement à la colle néoprène avant de les coudre. J'ai pris mon temps mais sans colle et en s'appliquant, ça marche aussi. Ça a été facile car j'ai utilisé du simili cuir, moins glissant que du cuir classique grâce à la partie en tissu sur l'envers. Pas certaine que ce soit aussi simple si vous décidez d’utiliser du cuir.

Après m’être bien piqué les doigts avec mon aiguille pour fixer les parties en tissu à la semelle de ma chaussure, j'ai pu passer à l’essayage. Et c’était parfait ! Je n'avais plus qu'à recommencer deux fois pour avoir une paire ! Je m'y suis mise aussitôt pour éviter de me décourager et pour que le projet soit fini en temps et en heure.

Rebelote sur la découpe des pièces, fois deux puisqu’il y a deux chaussures. Bref il faut être rigoureux pour ne pas mélanger les pièces de la chaussure gauche à celles de la droite ! C’est long mais ça se fait. Et comme je venais de monter la toile, les étapes étaient fraîches dans ma tête, donc la partie couture est allée vite.

Puis est venue à nouveau l’étape de la fixation des parties tissus aux semelles. Armée d'un poinçon, d'un dé à coudre (pour une fois qu'il sert celui-là !) d'une grosse aiguille et de fil assez épais, je m'y suis attaquée. Une fois la première chaussure finie, j'étais super fière de moi... jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais cousu la languette au-dessus du reste. Allez on défait et on recommence ! Bon je ne vais pas vous mentir en vous disant que je n'ai pas eu mal aux doigts, c'est plus dur à percer qu'une viscose ou qu'un coton donc il vaut mieux ne pas se tromper...

11 espadrilles

Et voilà la bêtise !

Après avoir recommencé, je me suis retrouvée avec une chaussure quasi-terminée, où il ne manquait que les oeillets. Et là, j'ai été prise d'un doute. Le fil que j'avais utilisé, bien que plus épais que mon fil à coudre classique, me semblait bien fin pour tenir le tout. Je suis donc passée chez Fil 2000 pour voir s'il n'était pas possible de trouver du fil plus épais, et une aiguille également plus épaisse. Je suis ressortie avec du fil de coton enduit bien épais et un kit d'aiguilles à cuir et autres matériaux difficiles à percer. 

Mais le temps a joué contre moi et nous sommes partis plusieurs fois en week-end, remettant donc la finalisation de mes chaussures à plus tard.

J'ai finalement pu finir tout ça ce week-end, et il n'y a pas à dire, là je n'ai pas peur que ça cède, c'est nickel ! Par contre, même armée d'un dé à coudre et d'une pince, ça fait encore mal aux doigts (des chaussures ça se mérite !)

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Vous voyez bien la différence entre le premier fil et le coton enduit ! Là cette fois c'est du solide !

 

Et voici donc mes premières chaussures, en simili cuir et tissu Shwe Shwe :

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J'ai cousu mon point de feston à 1cm d'intervalle, et je trouve ça plutôt pas mal !

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Je les adore, même s'il est presque un peu tard dans la saison pour les porter. J'ai déjà une idée pour me faire une autre paire, mais je vais tout de même laisser mes doigts se reposer avant !

Et vous ? Êtes-vous tentés par le fait de réaliser vous-même vos chaussures ? Avez-vous déjà essayé ?

Belle journée !

 


Patron : Sneakers en Shwe Shwe de Julie Kansara alias Damn Good Caramel (patron gratuit téléchargeable sur le site de Shwe Chic)

Tissu : Shwe Shwe de chez Shwe Chic, simili cuir de chez Reine, coton épais de mon stock pour la doublure

Pointure : 40 non retouché

Prix : 28 € (dont 12€ de tissu, 8€ de semelles d'espadrilles de chez Rascol, 2€ de biais, 2€ d'oeillets, 2€ de lacets, 1€ de thermocollant et 1€ de fil)

Difficulté : Etre bien attentif lors de la couture du cuir. Bien épingler sur la semelle et coudre un point feston bien régulier (en se faisant le moins mal aux doigts possible !)

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05 septembre 2017

Majestic en Fusain

Bonjour !

Aujourd'hui on va parler d'une tenue préférée. Vous allez me dire « encore » ! Oui certes. Mais là on parle d'un combo testé et approuvé car j'ai réalisé chacun de ces patrons 3 fois ! Et oui quand on aime on ne compte pas !

Parlons tout d'abord de Majestic. Un vrai patron coup de cœur que je réalise chaque année depuis sa sortie. Une version en jersey texturé tout d'abord, puis en version polyester à rouges-gorges. Cette année, je voulais donc en réaliser une 3e, car les deux premières tournent assez souvent dans ma penderie. Au niveau du tissu, j'avais dans mon stock 2 mètres 40 de viscose discrete navy bleu, un tissu édité par Cousette dont j'avais fait l'acquisition lors du dernier CSF, dans le but de me faire une robe Madeleine de République du Chiffon. Et puis j'ai douté à ce sujet. Le tissu me paraissait assez épais, et au final après décatissage il est devenu très fluide (comme quoi la présence ou l'absence de l'apprêt change énormément la perception d'un tissu). J'ai à nouveau hésité. Puis Lise Tailor a fait une version manches courtes de Madeleine avec ce tissu, preuve que le choix n’était pas déconnant. Mais du coup je n'avais plus vraiment envie d'une Madeleine dans ce tissu. Le choix du tissu pour cette robe a été compliqué, mais je pense finalement avoir trouvé  (après presque un an de cogitage !).

Bref tout ça pour dire que j'avais une quantité plus que nécessaire pour réaliser une Majestic dans ce tissu, et que l'association avec un passepoil blanc m'a paru comme une évidence ! J'ai donc coupé mon beau tissu et ai commencé à coudre.

En soi, le patron ne présente pas vraiment de difficulté, sauf si l'on veut insérer un passepoil, et encore, il suffit de bien le positionner pendant le montage et ça roule ! Mais ici, c'est quelque chose de tout bête qui a failli faire expédier directement la blouse à la poubelle : un petit centimètre…

Que je vous explique. Pour réaliser le décolleté, il faut coudre la parementure préalablement enroulée au devant. Jusque là rien de compliqué. Sauf qu'en entoilant la parementure, cela l'a un peu rigidifiée (un peu hein, pas beaucoup), mais du coup, elle a perdu un tout petit centimètre en hauteur. Je ne me suis pas affolée et lors de la couture de la parementure sur l'avant, j'ai réparti mon embu et terminé. Oui terminé  si ça avait été du coton par exemple. Mais là, à cause de la fluidité du tissu, ça a suffit pour faire gondoler l'encolure. Je ne me suis pas spécialement affolée, en me disant qu'un bon coup de vapeur suffirait à corriger le défaut  (vous voyez où ça me mène cette histoire ?!). Donc je repasse bien mon encolure devant, ça s’améliore et je continue le montage de ma blouse. Pour la première fois sur les 3 versions réalisées, je décide de faire les parementures manches et corps, afin d'avoir cette petite vaguelette, caractéristique du modèle. Tout se passe bien (enfin les coutures invisibles des parementures c'est long !) jusqu'au moment de l’essayage. Catastrophe ! Le décolleté ne plaque pas du tout à a poitrine et il gondole. Bon, je décide de retourner ma blouse et de rogner sur la parementures en espérant que ça lisse le défaut. Échec ! Je réalise des sous-piqûres pour maintenir en place. Échec ! Allez je me suis dit qu'une couturière focalisé toujours sur les défauts mais qu'au porté, ça irait. Je l'ai donc portée un jour en crash test… Et ce n’était juste pas possible ! Un côté plaisait plutôt bien et l'autre gondolait à mort. Autant vous dire qu’à ce moment-là j'ai vraiment eu envie d’envoyer cette fichue blouse à la poubelle !

On ne prend jamais de bonnes décisions sous la colère (d’autant plus que je m'en voulais à moi-même), et du coup Majestic (je pourrais même appeler cette version Majestoc) est partie faire un tour sur la pile des projets en stand by (avec La Parisette entre autres). Une fois l'esprit plus clair (un mois ou deux après) je me suis à nouveau attaquée au problème. C’était dommage, me tissu me plaisait, le patron aussi, il me restait du tissu (avec 2m40 de tissu total j’étais large pour réaliser une Majestic), donc je n'allais pas jeter l’éponge pour un petit centimètre sur une parementure !

Et là il a fallu prendre une décision qui m'a fait vraiment pester : découdre le devant de la blouse. Et qui dit découdre le devant de la blouse dit démonter l'ENSEMBLE. C’est-à-dire la quasi-totalité de la blouse. Ça m'a pris une soirée entière (devant la télé) mais j'y suis arrivée. Les seules choses que je n'ai pas démonté au final auront été les manches et leurs ourlets (enfin elles ont juste été enlevées du corps) et le dos avec sa parementures d’ourlet... Les boules ! Mais c'était nécessaire. J'ai donc recoupé un devant et une parementure décolleté, avec une précision d'orfèvre cette fois. J'ai tout décousu en m’appliquant et en prenant mon temps, et là, magie, tout était nickel ! Au final cela m’a même permis de remonter les manches en utilisant la technique apprise aux cours de la mairie de Paris (merci Olga, je n’ai jamais eu des manches montées aussi nickel !). J'ai fait une parementure simple, sans la vaguelette au niveau du bas de l'ourlet devant, car je trouve que le modèle se suffit à lui-même sans avoir à lui ajouter une fioriture supplémentaire. J'ai fait les manches, c'est déjà pas mal et je ne suis pas sûre de le refaire sur les prochaines.

Bref après plus de deux mois, ma blouse était enfin terminée et malgré tout le mal qu'elle m'a donné je l'adore ! Je pense même que c'est ma préférée des 3 réalisations. Comme quoi, parfois, il faut prendre le temps qu'il faut et ne pas se laisser abattre car ce qui aurait pu finir à la poubelle est devenu une pépite dans mon dressing !

Concernant le pantalon, c'est loin d’être une surprise, c'est Fusain qui revient. Pareil que Majestic, c'est ma 3e réalisation. Réalisé tout d'abord en crêpe de laine et un peu grand, puis en chambray, ici je me suis attaquée à une version avec l'un de mes tissus fétiches : le crêpe de chez Little Fabrics. Non, non je ne suis pas sponsorisée mais ce tissu, qui avait donné des merveilles en blouse Camas se prête aussi très bien à l'exercice du pantalon fluide. Et j'avais besoin d’un pantalon fluide bleu marine. Pour passer des entretiens mais aussi pour tous les jours.

En étant à ma 3e version, et ayant en tête toutes les remarques faites lors des deux précédentes versions, j'ai pu m'y attaquer de manière assez sereine. Taille 4, sans les marges, et que ça roule ! J’ai bâti les jambes directement sur moi pour arriver à la coupe désirée et zou, l’affaire était pliée ! J’ai utilisé les chutes de Majestic pour la doublure ici, et j’adore, même s’il n’y a que moi qui le voit. J’ai réalisé la poche passepoilée du dos, mais comme elle ne faisait que remonter dû à la fluiditité du tissu, j’ai finalement coupé l’intérieur de la poche, pour ne garder que le passepoil, comme sur ma 2e version. A l’avenir je referai comme ça, car de toute façon, je ne mets jamais rien dans mes poches arrière de pantalons.

En toute honnêteté je n’ai rien à redire sur cette version que je trouve parfaite ! Il se porte aussi bien en version habillée avec des talons (la preuve j’ai passé des entretiens avec) mais également avec des petites baskets et un tee-shirt. Bref mon 2e pantalon basique avec Safran !

Et voici donc cette jolie tenue :

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Le détail de l'encolure passepoilée (et qui ne baille plus !)

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Les petites fentes poignets

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Les petits plis du pantalon, qui n'apportent pas tant de volume

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Les poches (à bas les chutes !)

 

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La poche passepoilée (désolée pour le gros plan sur mes fesses

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J'aime beaucoup cette ligne de jambe, je veux le même pantalon dans toutes les couleurs (un peu comme Safran quoi !)

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Bref c'est une tenue dans laquelle je me sens bien, et qui a le don de me redonner le sourire chaque fois que je la porte et que j'ai une petite baisse de moral.

Et vous, avez-vous des tenues fétiches qui se portent en toutes circonstances et qui vous donnent la pêche ?

 


Patron : Pantalon Fusain de Blousette Rose

Tissu : Crêpe bleu marine de chez Little Fabrics

Taille : 4 sans les marges, et ajusté sur les jambes

Prix : 26,27 € (dont 3,60€ de patron (3e réalisation), 20,67€ de tissu, 1€ de boutons et 1€ de fil)

Difficulté : Obtenir le fit parfait

 


Patron : Blouse Aime comme Majestic d’Aime comme Marie

Tissu : Viscose navy bleu de chez Cousette

Taille : 38

Prix : 43€ (dont 5€ de patron (3e réalisation), 35€ de tissu, 1€ d'entoilage, 1€ de passepoil  et 1€ de fil)

Difficulté : Dompter cette viscose bien bien glissante ! Ma patience a été mise à rude épreuve !

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02 septembre 2017

Leila voit double

Bonjour à tous !

Aujourd'hui on va parler d'un des seuls projets couture que je n'ai pas blogué l'année dernière, car c'était un beau raté ! J'ai nommé le top Leila de La Maison Victor. Alors je sais ce que vous allez me dire : ça fait un moment que j'ai des déboires avec La Maison Victor et je m'obstine. Après sur un top tout simple avec deux pinces en seule difficulté, je pensais que ça irait. Mais c'est le projet où tout est allé de travers !

J'avais choisi comme tissu la viscose summer swoon d'Atelier Brunette. Un jaune citron qui pète, ça ne pouvait que me plaire ! Sauf que (première erreur), je l'ai décati avec un autre tissu, le crêpe orange de mon tee-shirt Tilda Sézane-like (vous la voyez arriver la connerie). Et résultat, ma viscose est ressortie jaune orangée, donc plus vraiment jaune citron…

Je ne me suis pas désarmée pour autant, je pouvais très bien avoir un débardeur jaune orange. En soi la réalisation du débardeur ne présente pas de souci, mais j'avais très envie de le porter pendant mes vacances à Bali, et du coup pour aller vite je n'ai pas fait de toile (deuxième erreur).

Mais cette viscose étant tout de même transparente, je devais donc la doubler si je voulais avoir un résultat correct et portable au quotidien. Et là est arrivée ma troisième erreur : j'ai choisi comme tissu de doublure un crêpe de polyester très fin couleur chair. Et si jamais l’idée vous passe par la tête je vais vous faire gagner du temps : c'est une mauvaise idée. Cette doublure synthétique n'en faisait qu'à sa tête et avait tendance à dépasser allègrement du tissu extérieur. J'ai donc limité le souci par une surpiqûre, mais au niveau esthétisme, j'avais déjà fait mieux !

Du coup vous comprendrez que j'ai cumulé une tonne de bêtises sur cette réalisation, et je n’étais plus à une étourderie près. Du coup, je me suis également rendue compte a posteriori que j'avais inversé les dos (genre le haut en bas et le bas en haut). Non mais la bécasse quoi ! Bon résultat c'est avec ce genre de bêtises qu'on apprend !

Bref autant vous dire qu'une fois fini et passé, le résultat était loin d’être canon. Et en plus de tout le reste, les pinces poitrine était trop hautes. Donc ce débardeur est parti dans la pile des choses à reprendre, tissus à recycler et autre consorts.

Et puis cette année je me suis dit que j'avais toujours envie d'un débardeur jaune citron, suffisamment de temps était passé depuis ma dernière tentative, et j'ai donc retenté le coup. Cette fois j'ai décati mon tissu tout seul pour qu'il ressorte jaune citron, j'ai choisi une doublure en voile de coton rose poudré, j'ai décalé mes pinces poitrine de 3 centimètres vers le bas et j'ai bien noté mes repères haut bas sur le dos. Et étonnamment ça s'est bien passé. Incroyable non ? Enfin presque ! Le dos est toujours un peu trop large, donc j'ai posé un élastique entre les deux bretelles pour resserrer un peu le tout.

Du coup, j'ai ressorti mon vieux Leila qui traînait toujours dans la pile des projets à reprendre, pour faire des photos comparatives et vous montrer tout ça (histoire qu'il serve à quelque chose).

Voici donc les deux débardeurs ! La version ratée a les bretelles plus larges et la nouvelle a par conséquent des bretelles plus fines et un élastique dans le dos.

On commence donc par la raté :

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On voit bien la surpiqûre du décolleté pour limiter la casse.

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Les pinces, bien trop hautes.

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Et le dos, trop étriqué au niveau des hanches.

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Voici également l’ourlet, on voit que c'est moche avec le polyester au point zig zag.

 

Bref tout pour plaire quoi ! Et voici la version 2, à laquelle je n'ai quasi rien à reprocher.

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Pas de surpiqûre encolure, pinces poitrine au bon endroit.

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Pas étriquée en bas du dos, encore un peu large en haut.

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Cette fois j'ai réalisé des ourlets roulottés à la surjeteuse, c'est bien plus propre !

 

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Voici le comparatif entre les deux versions, je porte la version ratée et la 2e version est entre mes mains. Au final on ne distingue pas trop la différence de couleur derrière l'objectif, mais les changements au niveau de la coupe eux sont bien là !

 

Je suis contente de cette seconde version de Leila, même si au final je me dis qu'en patronnant un débardeur moi-même j'aurais eu moins de soucis. La seule chose qui me chagrine encore c'est qu'avec la doublure rose poudré, le jaune semble moins citron et plus orangé (comme ma première version quoi). Note à moi-même d’utiliser du blanc en doublure pour ce genre de tissus la prochaine fois.

Bref au final je le porte ce petit top, mais là prochaine fois je pardonnera moi-même ce genre de choses. Et maintenant je peux couper dans ma première version pour récupérer la viscose et en faire un petit projet, comme un bloomer.

Et vous, avez-vous eu des ratés sur des pièces faciles de prime abord ? Quelles ont été vos difficultés ?

À bientôt !

 


 

Patron : Top Leila de La Maison Victor

Tissu : Viscose Summer Swoon d'Atelier Brunette

Prix : 20,95 € (dont 7,95€ de magazine, 12€ de tissu et 1€ de fil)

Difficulté : Faire la bonne association tissu/doublure et ajuster le patron à ma morphologie 

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29 août 2017

Un détour par Helsinki

Aujourd'hui on continue dans la revue des patrons Orageuse, avec la blouse Helsinki.

Autant le dire, cette blouse m'a directement tapé dans l'oeil à sa sortie, et même si je ne l'ai pas acheté aussi rapidement que la jupe Berlin, je savais que j'allais investir rapidement. Il suffisait "juste" de trouver le tissu idéal. Et au final c'est cette étape qui m'a pris le plus de temps, tout simplement parce que 1) le patron est HYPER gourmand en tissu (environ 2m40 pour ma taille !!!) et 2) je voulais trouver THE tissu. Et malgré mes recherches, rien ne me convenait.

J'ai donc mis le projet de côté jusqu'à ce que j'ai une fulgurance : j'avais déjà THE tissu dans mon stock. Il s'agissait d'un tissu Bennytex, bleu marine à oiseaux. Vous avez vu, on retrouve des oiseaux ! ça faisait longtemps ! Et en plus lorsqu'on allie le bleu marine avec du blanc ou du doré à des oiseaux, il y a quand même de forts risques que j'achète, il faut bien l'avouer !

Ce tissu, à la base, je le destinais à une Ruby dress, car j'avais beaucoup aimé les versions d'Annaïg (ici et ). Mais j'ai eu un doute sur le tissu : autant de motifs, j'avais peur que ce soit un peu chargé. Doooonc c'était parfait pour une blouse Helsinki ! J'avais à peine 2m20 de tissu mais je suis partie sur le fait que ça allait être possible. Et j'ai joué à Tetris pour faire tout rentrer ! Donc autant vous dire que si vous avez comme ambition de commander moins de tissu en disant que le métrage est exagéré, et bien que nenni ! Ici on ne plaisante pas avec le métrage ! Bref j'ai tout de même réussi à caser toutes mes pièces, mais c'était juste juste. Et comme pour une fois, je n'avais pas envie de faire une toile, j'ai coupé direct, en 40 dans mon tissu, sans faire d'ajustement particulier (vu le prix du tissu, ça aurait été un peu exagéré). Et oui c'est rare mais ça arrive !

J'ai donc pu commencer à coudre mon projet, et autant vous dire que j'ai sacrément pesté ! Parce que ce tissu, que j'avais acheté il y a déjà quelques temps, n'était pas de la viscose, comme j'avais pu le croire à un moment donné (ce qui est stupide car c'était pourtant bien écrit), mais de la MICROFIBRE ! Et je vais le dire une fois et pas deux : si vous rencontrez ce type de tissu, fuyez-le ! C'est hyper glissant, ça accroche tous les poils, c'est électrique, et ce n'est pas le tissu le plus respirant de la terre (en plus d'être un tissu carrément peu écologique). Bref, vous voyez ce que j'en pense.

Il a donc fallu que je sois super attentive lors de la couture de chacune des pièces, pour limiter l'effilochage, et être la plus précise possible. Mais ce n'est pas la matière que je préfère avoir sous le pied de biche, loin de là...

Cette blouse ne présente pas de difficulté majeure, mais il faut être rigoureux pour réaliser au mieux les petites encoches du décolleté et du dos. Le nœud du bas représente aussi une étape cruciale, mais une vidéo existe sur le site d'Orageuse, ce qui permet d’être certaine de bien faire les choses.

Donc en principe, tout doit bien se passer mais vous aurez compris qu'avec le tissu que j'avais choisi, j'ai pris davantage de temps pour faire les choses et j'ai dû parfois m'y reprendre à plusieurs fois. Alors à la limite si le tissu est chiant mais qu'au porté c'est top, pourquoi pas. Mais cela n'a pas été le cas ici, le tissu est toujours électrique et il accroche toujours énormément la poussière (hum hum…).

Au final, la vraie grosse difficulté pour moi sur cette blouse a été la réalisation des fentes. De par mon mauvais choix de tissu certes, mais je n'ai pas aimé la façon de faire, qui ne rend pas un résultat hyper net à mon sens. Je modifierai ce point pour une nouvelle réalisation, ça c'est certain !

 

Au final elle se laisse porter cette petite blouse, et elle a des détails qui lui donnent vraiment son style propre, mais elle nécessite tout de même quelques ajustements pour convenir parfaitement à ma morphologie :

- Descendre les pinces poitrine de 2/3 cm

- Rallonger les manches de 3 bons centimètres (là c’est portable sans soucis mais pour être plus à l'aise genre en levant les bras, quelques centimètres en plus ne seraient pas du luxe)

- Modifier la fente de manche, une fente indéchirable sera plus adaptée, en tout cas pour moi

- Éventuellement remonter le décolleté car il est assez plongeant et vous allez voir que cette blouse ne peut pas se porter sans rien dessous (enfin à mon sens en tout cas).

Je vous laisse avec les photos, prises par un temps orageux (même pas fait exprès !). Ce qu'on ne voit pas sur les photos, c'est la grosse averse qui nous est tombée dessus juste avant !

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Sur cette photo, malgré l'imprimé assez chargé, on voit bien que les pinces poitrine sont trop hautes (d'ailleurs je me pose même la question de l’intérêt des pinces sur une blouse aussi loose).

 

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Le détail des fentes de manches, pas très net selon moi.


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Joli dos froncé

 

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Le détail du noeud, que je trouve assez sympa

 

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Comme vous voyez, j'ai mis un débardeur bien voyant dessous pour vous montrer d'une part la profondeur du décolleté (et encore j'ai posé un pression à ce niveau là)…

 

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… mais aussi qu'il est impossible pour ma part de porter la blouse toute seule car au vu de sa construction, deux pans croisés, et bien un coup de vent et hop on voit le bidou !

 

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Et imaginons que le pression posé au niveau du décolleté lâche par inadvertance (peu probable, mais sait-on jamais) voilà ce qui peut arriver (et la raison pour laquelle je ne porterai pas cette blouse sans rien dessous). Bon OK l'effet scénique est peut-être un peu exagéré !

 

Bref, j'aime bien cette blouse mais je pense que sa future petite sœur sera plus aboutie (en même temps sans faire de toile je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, c'est une toile portable quoi).

Sur ce, je vous laisse, je m'en vais acheter des débardeurs à col V, qui iront mieux sous Helsinki.

Belle journée !

 


Patron : Blouse Helsinki d'Orageuse Patterns

Tissu : Microfibre bleue à oiseaux de chez Bennytex

Taille : 40

Prix : 21,86€ (dont 8,50€ de patron, 10,36€ de tissu, 1€ d'entoilage, 1€ de boutons et 1€ de fil)

Difficulté : Dompter cette pµ+@!n de microfibre !!! Plus jamais de microfibre !

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