Les couturages de Jul's

23 juin 2017

Le cas Dusty

Il fallait au moins ce titre pour évoquer ce patron, qui sous ses airs faciles m'en aura fait voir ! Et oui dans la couture il y a aussi des ratés, et aujourd'hui, on va en parler !

IG Dusty

Mon petit frère m'avait offert pour Noël un super cadeau : la Craftine Box. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s'agit d'une box couture qui paraît tous les trois mois. Vous pouvez soit choisir d'en acheter une, soit choisir de vous abonner pour un temps donné, mais toujours est-il que ce sera une surprise lorsque vous la recevez car on ne sait pas du tout ce qu'elle contient avant de la recevoir ! Toujours est-il que la box contiendra toujours : un ou deux tissus, un lien vers un patron PDF pour réaliser un moodèle utilisant ces deux tissus, de la mercerie, un petit plus (en général du thé). 

Ma box était celle de décembre. Vous pouvez la retrouver ici. Il y avait donc du plumetis noir à coeurs, dans lequel je ne m'identifiais pas trop, et donc que j'ai mis de côté. Par contre le crêpe de viscose vert bouteille m'a convaincue immédiatement. Toutefois, 1m10 de tissu c'était juste pour une robe. Il me fallait donc un patron de top pour exploiter tout le potentiel de ce joli tissu.

J'ai longtemps hésité sur le patron à utiliser, et j'avais à la maison le numéro de la Maison Victor qui contenait le top Dusty. C'est celui qui contient aussi le patron de la robe Lora que j'avais déjà réalisée. J'aimais assez le twist du pli à l'épaule, même si j'avais trouvé bizarre que les tissus préconisés soient à la fois du chaîne et trame et du jersey. Bon, bizarre, mais cela ne m'a pas empêché de me lancer tête baissée dans la réalisation du top, sans même faire de toile (vous la sentez venir la cata ?).

En soi la réalisation ne m'a pas tant posé de soucis. mais c'est plutôt le patronnage en soi. Sur le papier, deux parementures qui descendent jusque sous les bras, histoire d'avoir des finitions au top ! Si mes souvenirs sont bons, le métrage préconisé était d'un mètre. Et pourtant avec mon 1m10, je n'ai pas réussi à rentrer mes pièces selon le plan de coupe. C'est certainement la laize d'1m45 de mon tissu qui m'a mis dedans. Cependant je ne connais pas des masses de tissu chaîne et trame ayant une laize d'1m60. 

Bon, en coupant les pièces devant et dos droites au lieu d'en arrondi, en zappant la bande du bas du top et en bidouillant mes parementures pour les couper en deux pièces au lieu d'au pli, et j'étais prête à commencer. Premier souci dès le début de la construction, c'est à dire à l'assemblage du devant avec le dos : les emmanchures sont VRAIMENT trop grandes. Mais genre VRAIMENT.Du style on voit ton soutif si tu lèves les bras. Hum hum...

D'autre part, le montage des parementures m'a paru bizarre, donc j'ai directement décidé de changer le montage, en appliquant la méthode des cuillères, comme la Datura de Deer and Doe. Cependant, avec le pli de l'épaule, les surépaisseurs se sont avérées difficiles à coudre. Et une fois les parementures retournées vers l'intérieur, ça a été la déconvenue totale ! En effet, en plus du souci des emmanchures, les parementures sortaient côté emmanchures mais aussi côté décolleté, pas moyen de les maintenir en place. Et en plus de ça, au niveau des hanches, c'est juste juste, je n'ai pas d'aisance !

Alors pour les hanches, je n'ai pas de solution, à moins peut être de découdre les coutures côté et de rogner sur les marges. Pour les parementures, j'ai essayer de surpiquer, vu qu'il m'était impossible de sous-piquer, et en tout honnêteté, c'était encore pire, en plus de bailler, ça gondolait de partout !

Franchement j'étais hyper déçue, d'autant plus que le tissu était un cadeau. Donc voilà ce que ça donne quand c'est raté :

IMG_6277

Vous voyez mon raccord interne au niveau de la parementure dos. On ne voit pas encore le côté "dégoulinant" mais ne vous inquiétez pas, ça vient !

IMG_6283

Voilà, on y arrive ! Vous voyez le côté non structuré des plis, de l'encolure et des emmanchures ? Et regardez un peu ce manque d'aisance criant aux hanches ! Et pourtant j'ai des hanches "standard" par rapport à ma taille en habillement...

IMG_6284

Voilà, le côté dégoulinant c'est cadeau ! Et vous voyez bien mon débardeur dessous (je vous ai épargné le soutien-gorge mais bon l'idée est là).

IMG_6285

Les plis de plus près, vraiment bof bof.

IMG_6286

Et voilà les hanches, où je suis assez étriquée.

IMG_6287

Bref un raté sur toute la ligne !

Mais comme je ne suis pas du genre à laisser tomber aussi facilement, j'ai décidé de retenter l'expérience, mais cette fois dans un tissu contenant de l'élasthane. J'avais déniché un crêpe de jersey chez Toto 1961 lors de ma virée afin de trouver le coton texturé de ma 1001 perles. Vu le prix (7 euros le mètre), j'avais pris tout ce qu'il restait sur le rouleau, c'est à dire 3 mètres. Dans ces 3 mètres, j'avais largement de quoi faire une robe, et éventuellement un nouveau top Dusty !

Par contre cette fois j'allais le faire à ma sauce. J'ai conservé les arrondis du devant et du dos, mais j'ai modifié le reste. J'ai donc relevé les emmanchures de 2/3 cm et j'ai complètement zappé les parementures, remplacées par un surjet replié ensuite sur l'envers et piqué en place à l'aiguille double. J'ai enfin élargi les hanches de 1,5cm de chaque côté soit 6cm au total, et creusé un peu l'encolure. Et là BANCO ! Rien à dire c'est parfait !

Et donc voilà ce que ça donne ! Autant vous dire qu'à mon sens, ce patron nécessite du jersey et rien d'autre ! Je suis sceptique vis-à-vis du chaîne et trame.

IMG_6271

En toute honnêteté c'est mieux non ? Vous remarquerez que j'ai inversé le sens du pli sur cette version (bon en fait je m'étais trompée sur ma première version, c'est donc corrigé !).

IMG_6267

On voit bien le dos, qui tombe sur les fesses, et ça me va bien ainsi.

IMG_6273

Les plis et l'encolure, beaucoup plus structurés. On voit aussi que l'emmanchure a été rétrécie.

IMG_6274

Le détail de mes surpiqûres à l'aiguille double sur l'encolure

IMG_6275

Voilà ce que ça donne à l'intérieur, c'est propre sans amener de surépaisseur.

IMG_6270

Voilà l'arrondi entre le devant et le dos, que j'aime beaucoup ! Par contre j'ai aussi laissé tomber la bande sur le bas.

IMG_6276

Donc là sans hésiter, combo gagnant !

IMG_6281

Vous l'aurez certainement remarqué sur la photo précédente, mais un big up à mon photographe d'amour, qui est tout le temps prêt à photographier pour le blog ! J'avoue que j'ai de la chance !

 

Comme quoi avec la Maison Victor, c'est souvent une fois sur deux, et il faut que je note dans ma tête de faire une toile de manière systématique ! D'autant plus qu'avec mes 2 mètres de crêpe restant, je compte me faire une robe Emma, toujours de la Maison Victor, donc on partira sur une toile.

Malgré les déboires, je suis assez contente de ma seconde réalisation. Je reste en plaine réflexion par rapport à ma première par contre, car étant donné que le tissu est un cadeau, je ne veux pas le jeter. Je cherche donc un patron de top, encore moins gourmand en tissu. Je pense à un top inspiré du Top Louise de République du Chiffon, mais que je patronnerai moi même, histoire de pouvoir caser mes pièces. Mais si vous avez d'autres idées de tops, je suis preneuse !

Bref la saga continue, la suite au prochain épisode !

 


Patron : Top Dusty de la Maison Victor (septembre/octobre 2015)

Tissu : Version 1 : crêpe bouteille de la Craftine Box de Décembre / Version 2 : crêpe de jersey vert bouteille de chez Toto 1961

Taille : Taille 38 non modifiée pour la version 1, taille 38 à emmanchures remontées, encolure dégagée et côtés élargis pour la version 2

Coût version 1 : 3,75€ (dont 7,95€ de magazine (utilisé 3 fois), tissu offert et 1€ de fil)

Coût version 2 : 11,75€ (dont 7,95€ de magazine (utilisé 3 fois), 7€ de tissu et 1€ de fil)

Technique : Modifier le patron pour qu'il corresponde à ma morphologie et à mes attentes

Posté par Juls44 à 10:02 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,


16 juin 2017

CAP vêtement flou : EP2

CAP 3

 

Hello à tous !

Me revoilà pour mon dernier article concernant le CAP, à savoir l'épreuve reine : l'EP2. 16 heures pour réaliser un vêtement (donc 2 fois 8 heures, réparties sur deux jours, n'imaginez pas que j'ai cousu 16 heures d'affilées ;)). Prenez-vous un thé, un café, quelque chose, parce que c'est un roman aujourd'hui !

Ce qui est étrange avec cette épreuve, c'est que les dates sont différentes selon les académies. Je m'explique, je suis convoquée le 13 et le 14 juin, mais certaines sont convoquées le 12 et le 13, et d'autre le 15 et le 16. Alors oui, forcément l'épreuve vise à évaluer la capacité à coudre un vêtement en conditions industrielles et je peux comprendre que pour des raisons organisationelles, les dates soient différentes, mais bon, certaines informations peuvent filtrer non ? Enfin bon, ça n'a rien changé au final.

Pour cette épreuve, nous allions réaliser la robe étudiée lors de l'EP1 (enfin c'est la norme tous les ans), donc je vous la remontre :

Sujet

A la fin de l'EP1, nous avions été nombreuses à chercher une robe similaire pour s'entraîner lors du week-end. Et l'info était tombée en moins de 2 heures : c'était la robe n°10 du magazine Fashion Style n°8 de mai 2016, modifiée avec les bretelles de la robe 133 du Burda de juin 2016.

Alors clairement je n'allais pas acheter le patron Burda juste pour les bretelles, d'autant plus qu'il est gradé du 44 au 52. Donc l'utilité pour moi était très faible. Et concernant le Fashion Style, et bien j'avais le n°7 mais pas le n°8 (les boules hein !). D'autant plus qu'il était impossible d'obtenir le patron ou le magazine en ligne. M€(R)pe ! Mais après quelques petites recherches sur l'histoire de Fashion Style, je me suis rendue compte que ce magazine français dérivait en réalité d'un magazine Néerlandais : Knipmode ! Et, oh joie, Knipmode propose ses patrons en PDF sur internet, et j'ai donc pu trouver ladite robe ! Seul "léger" souci : les instructions du patron sont en néerlandais. Bon au final, j'avais plus besoin du patron que des instructions, donc j'ai investi 5€ dans ce patron.

Autant dire que j'ai vite laissé tomber le fait de traduire les instructions du néerlandais à l'anglais (et encore moins vers le français, Google trad ayant interprété certains mots d'une manière... étrange), j'ai donc fait à ma sauce. J'ai bidouillé le dos pour avoir des bretelles qui ressemblaient au dessin de vendredi, et je me suis entraînée avec des tissus et une fermeture éclair de mon stock, d'où l'association de couleurs improbables. D'ailleurs on va parler un peu du zip. N'ayant pas de pied presseur pour zip invisible, je me suis déplacée le samedi chez Coudre Paris, le seul revendeur Brother sur Paris. Et ils n'avaient même pas de pieds à zip invisible Brother. Donc coup de gueule, quand on est le seul revendeur d'une marque, on tâche d'avoir toujours un stock quand même. D'autant plus que (2e coup de gueule) les pieds presseurs ne sont pas standards ! On a essayé un pied à zip invisible de marque Elna, et non non ça ne s'adapte pas. Franchement un jour ça leur prendrait pas de faire des pièces normalisées ? Parfois le business derrière tout ça me gonfle...

Mais bon ne perdons pas de temps là-dessus, ça ne vaut pas la peine ! Je me suis entraînée avec mon pied à zip classique et ça s'est très bien passé au final ! Et donc après bidouillage du dos (un peu hasardeux, car très rapide) et quelques heures de couture (pas plus de 4/5 je dirais), ça donnait ça :


essai robe devant

Je vous laisse admirer l'harmonie de couleurs et le bidouillage de bretelles. Hum hum...

essai robe dos

 

Et le pire c'est que c'est à peu près portable

 

essai robe portée

J'ai donc pu arriver sereine le premier jour de l'épreuve.

Je retrouve donc mes collègues candidates libres, et nous regardons ensemble les salles d'examen : self ! "Nan mais sans blague, on est de retour à la cantine ? Tu crois qu'ils ont descendu les machines ? Mais qu'est-ce qu'on va y faire au self ?" font partie du brouhaha général. Mais non, il n'y a pas de blague, on est bien au self.

En fait les salles de couture ne disposent pas de suffisamment d'espace pour procéder à la coupe, donc nous allons passer le début de l'épreuve au self, et une fois le tissu coupé, nous auront droit de rejoindre nos machines. Bon, au moins on ne va pas rester toute la journée au self !

Les sujets arrivent, retournés pour que l'on ne puisse pas commencer avant les autres. Les patrons et les tissus sont distribués. La fille d'à côté de moi est stressée "punaise on ne va pas avoir la même robe c'est sûr !". La tension monte. 

Et c'est parti pour 8 heures d'épreuve ! Sans grande surprise, c'est effectivement la robe de l'EP1 que nous devons réaliser. Il faut donc commencer par couper le patronnage. Je prends mon temps pour bien tout faire en étant précise, mais à la lecture de ma montre à la fin de la coupe du papier, j'ai quand même pris 50 minutes. Dingue, je n'aurais pas cru !

Bon il s'agit ensuite de placer tous les éléments du patronnage sur les différents tissus (lin noir, lin blanc et entoilage). Certaines partent dans la coupe bille en tête, et se font taper sur les doigts par les profs : le placement et l'épinglage des pièces doit être évalué, et les livrets d'évaluation ne sont pas encore arrivés. Sympa ! Heureusement que j'ai pris mon temps la-dessus ! Et alors il faut absolument que je vous montre le plan de coupe, parce que c'était quand même inédit : zéro coupe au pli (à part la jupe devant) ! Toutes les patronnages des pièces ceinture et corsage devaient être assemblées deux à deux avant d'être coupés. Pas des plus précis ! D'autant plus que si le plan de coupe donné n'était pas respecté, des points étaient perdus donc je ne pouvais pas faire à ma sauce. Bon tant pis, on va faire les choses de manière bête et disciplinée.

Je procède à mon placement, je suis évaluée et j'ai le droit de couper. C'est assez dérangeant de couper un tissu avec quelqu'un qui regarde ce que l'on fait. Enfin j'ai essayé de ne pas y penser. Toujours est-il que c'était bien la première fois que je coupais une matière non décatie et non repassée (et autant vous dire que le lin ça froisse !) mais bon, les ordres sont les ordres. Vous verrez, il y aura plein de "si ça avait été moi, je n'aurais pas fait comme ça" dans cet article. Et puis couper du tissu debout sur une table d'environ 70cm de haut, et bien ça casse le dos, j'ai hâte d'en finir !

1 heure 20 après (oui oui, cela fait donc 2h10 entre la coupe du patron et la coupe du tissu), mon tissu est coupé, mes pinces sont reportées, et je suis prête à aller en salle de couture. Et là, c'est le drame ! Je ne suis que la seconde à quitter le self, la première qui est partie n'est pas dans la même salle que moi, un autre prof doit monter pour me surveiller, donc conciliabule de profs pour déterminer qui fait quoi. J'ai bien attendu 10 minutes. Heureusement que je n'étais pas à la bourre !

11h, j'arrive en salle de couture. Je pose mes affaires à côté de ma machine et passe aux opérations de thermocollage. Il y a une grande table haute (c'est quand même plus agréable pour travailler) et je peux assembler mes pièces tranquillement vu que je suis toute seule, et thermocoller avec la presse, zéro difficulté, mais il est déjà 11h25 !

Je retourne à mon poste, et commence à regarder ma machine, une Brother, tout comme ma MAC familiale à la maison. OK ça aurait du me rassurer mais il y a un énorme boitier électronique sur la machine, et j'ai vraiment peur de ne pas savoir m'en servir. Mais après observation de la machine, plusieurs soucis apparaissent. Problème 1 : je n'ai pas d'aiguille sur ma machine. Problème 2 : je n'ai ni canette, ni boîtier de canette. Problème 3, je n'ai pas de cône noir à disposition (c'est balot, il nous faut du noir et du blanc, mais du noir en majorité). La prof n'a pas envie de s'embêter, et me place sur une autre machine, attribuée à une candidate libre ne s'étant pas présentée. C'est à nouveau une Brother, mais plus ancienne (ouf) et cette fois tout est en place et à disposition.

D'ailleurs en parlant de ça, 3e coup de gueule, les profs nous ont refusé de manière catégorique la fait d'essayer les machines après l'EP1. Apparemment c'est un droit pour les candidats libres, mais à Marie Laurencin c'est non ! Autant vous dire que j'étais contente d'être allée m'entraîner chez Hall Couture, et du coup je leur ai fait de la pub, vu que bon nombre de mes collègues n'avaient pas touché de machine industrielle de leur vie. Donc mauvais point pour le lycée Marie Laurencin !

Enfiler ma machine ne m'a pas posé de souci, j'étais ravie d'avoir suffisamment révisé l'enfilage. J'ai effectué mes essais de tension et de longueur de point (d'ailleurs je crois que très peu de personnes dans mon groupe ont vérifié ces paramètres, et de mon côté ma machine n'avait pas les bons réglages initiaux, donc si vous passez le CAP, pensez bien à vérifier !).

Il est 11h40, je peux enfin commencer à coudre ! Mon objectif pour la journée, c'est de finaliser le haut de la robe, pour pouvoir me focaliser calmement sur la jupe, le zip et les finitions demain. Les filles commencent petit à petit à arriver dans la salle, l'atelier se remplit. Je m'attaque à la couture de mes bretelles. J'ai pensé à amener mon retourne biais, et j'avoue que ça fait gagner du temps (c'est toujours ça de pris !). Il est déjà 12h30, il faut arrêter, c'est l'heure de la pause. Je n'ai pas vu le temps passer, et j'ai à peine fini de coudre mes bretelles. Mais bon, la dernière candidate de mon groupe vient à peine d'arriver dans la salle, donc je me dis qu'elle est bien moins lotie que moi (bien que je me demande comment elle a pu prendre 4 heures pour couper patron et tissu).

13h30 : reprise ! La pause déj est passée en un éclair, j'ai l'impression d'avoir mangé trop vite et il faut déjà y retourner. Je m'attaque au corsage avec les pinces et je mets en place mes bretelles sur la doublure. Le schéma est peu clair, en tout cas la forme des bretelles sur le schéma par rapport à ce que j'ai devant moi en vrai ne correspond pas... Je me suis luxée quelques neurones, mais je ne vois pas d'autre alternative pour faire quelque chose d'harmonieux, donc tant pis, j'assemble les bretelles en les croisant bien comme il faut, même si ça ne correspond pas au schéma. Puis il faut coulisser le corsage (comprendre piquer la doublure et le corsage ensemble avant de retourner le tout). Et là encore une incohérence : le schéma indique de coulisser envers sur envers... Je pose la question à la prof qui nous surveille qui me répond : "Ah oui c'est du n'importe quoi ! Le sujet est truffé d'erreurs, vous allez vite vous en rendre compte !". Bien bien bien ! Bon et bien autant vous dire que j'ai assemblé comme d'habitude endroit contre endroit et ça s'est très bien passé. Mais la prof flippe, elle va vérifier avec ses collègues à côté, et revient en me disant "montrez-moi vos bretelles". Merde j'ai dû faire une bourde, j'appréhende un peu. Elle regarde mes bretelles et me dit "ah non c'est bon c'est bien, mais comme le schéma de positionnement des bretelles n'est pas clair, vos collègues de l'autre salle ont été perturbées et il y a eu des erreurs". Ah bah ça me rassure, je ne suis pas la seule à avoir trouvé que le schéma était bizarre. Je peux continuer sereinement mon assemblage.

16h40, j'ai fini de coudre mon haut, je suis contente même si j'ai un petit décalage de raccords entre le devant et le dos au niveau de la ceinture. On verra demain si j'ai le temps de le refaire, je préfère avanceer sur la jupe, vu qu'il faut la surfiler et qu'on a une seule surjeteuse pour 8, je préfère prendre de l'avance ! Etonnamment, la surjeteuse industrielle fait moins de bruit que ma surjeteuse familiale, et c'est une vraie surprise ! Mais en fin de journée, avec la tête un peu farcie, c'est appréciable !

17h30 : fin de la première journée, les pinces de ma jupe sont piquées, je pourrai passer à l'assemblage demain. Ce soir je vais faire une pièce d'étude pour la fente, vu que d'après la gamme de montage fournie, elle ne se fait pas de la manière dont j'ai appris. J'ai la tête un peu farcie, mais étonnament ça ne va pas trop mal. Je m'attendais à être plus fatiguée que ça, physiquement et moralement. Mais à 21h30 tout est tombé d'un coup : mal de crâne, mal au dos. Bref je file me coucher tôt sans demander mon reste.

 

Second jour d'épreuve ! Je suis reposée, et prête pour ma 2e journée d'épreuve. J'ai pris de l'avance, je vais donc pouvoir attaquer sereinement la fin du montage (enfin c'est ce que je crois car ça ne s'est pas vraiment passé comme ça).

8h30 : Assemblage du côté et du dos de la jupe, ça ça va !

8h45 : Il faut faire une piqûre nervure sur les marges, sans que ce soit visible sur l'endroit. C'est bien la première fois que je vois ça (les profs aussi d'ailleurs) et je me dis que ça va être galère pour faire ça de manière régulière. Voici le schéma de ce qu'il faut faire (luxage de neurones ON sur l'étape 27).

piqûre nervure

9h : je m'attaque à cette fameuse piqûre nervure. Il n'est pas précisé de quel côté la coucher, donc je choisis de rabattre les coutures côté vers le dos, et la couture dos vers la droite. Mais au moment de m'attaquer à l'étape suivante, la fente, je me rends compte que ma piqûre nervure n'est pas du bon côté car il ne faut ABSOLUMENT pas cranter la fente. "Il faut faire un repassage moche" dixit la prof qui nous surveille. Bien bien bien ! Donc il me faut découdre ma piqûre nervure pour la refaire en la rabattant de l'autre côté. M€&de ! Je ne sais pas si vous avez déjà fait ça, mais découdre du fil noir sur du noir, c'est une vraie galère !

10h : Ma piqûre nervure est donc bon côté, ma fente est terminée côté haut, ouf, je peux avancer !

10h50 : Ma jupe est assemblée avec mon corsage. J'ai pris du temps sur cette étape pour bien raccorder les pinces et les raccords ceinture. J'ai même décousu une partie de l'assemblage ceinture/corsage, pour que le raccord soit au mieux. Mon pied presseur a une pression très forte (même si je l'ai diminuée), donc j'ai un décalage d'un millimètre. Tant pis, j'ai refait 3 fois, j'ai perdu assez de temps. Je m'attaque à la partie que j'appréhende le plus : la pose du zip invisible.

12h15 : Mon zip invisible est posé, et il est vraiment invisible. Par contre, vu qu'il y a 4 épaisseurs de tissus au niveau de la ceinture, il faut y aller doucement pour le faire glisser. J'aurais pu le poser un peu moinsprès mais il n'aurait pas été invisible, c'est un parti pris. Tous les côtés de la robe sont assemblés, je peux coudre à la main le petit crochet en haut du zip. D'ailleurs il y a encore une erreur sur le sujet : la photo explicative montre un crochet cousu sur la doublure alors que le rabattage de la doublure est prévu plus loin dans la gamme. Il faut donc prendre le crochet en sandwich entre le corsage et sa doublure. Je m'en serais doutée mais le flou est laissé...

12h30 : Pause déj largement méritée. On est quelques une à avoir posé le zip, la plupart des autres terminent le corsage, je me dis que pour certaines ça va être le rush cet après-midi (sans penser que ça pourrait être moi). On discute des nombreux points à la main à réaliser (rabattage de la doublure sur le zip, rabattage de la ceinture doublure sur la ceinture, ourlet à la main). Le point demandé est le point 219. Et j'ai eu beau chercher hier soir sur le net, zéro trace de point 219. 211, 213, 214 points droit, glissé, bagué, mais pas de point 219. Normalement pour un ourlet, c'est un point glissé, pour un rabattage de doublure, c'est un point bagué ou invisible, bref le flou est également là ! Mais sur une phrase de la gamme de montage, il écrivent "baguer" donc je décide que ce sera un point bagué, même si le numéro du point de correspond pas à ce que j'ai appris. Et ça me gonfle un peu, parce qu'un point bagué c'est plus llong à faire qu'un point glissé... 

13h30 : reprise ! Je pose mon crochet de la bonne manière, puis je rabats la doublure du corsage sur le corsage au niveau du zip. Et ça me prend 45 minutes ! Interminable ! Alors OK c'est propre, mais c'est long !

14h40 : je m'attaque à la fermeture du corsage en rabattant la ceinture doublure sur la ceinture. Là encore, que des points à la main ! Je les fait tout petits pour ce que soit le moins visible possible mais il me faut 1h30 pour finir ça proprement. Il fait 30 degrés dehors, on est 10 dans la salle (8 plus 2 profs), deux presses sont en marche et je pique à la main sous ma lampe (qui chauffe) pour être la plus précise possible, je cuis !

16h10 : j'ai finis de rabattre ma ceinture, il ne me reste qu'1h20 pour terminer. Je commence à réaliser que ça va être chaud chaud chaud, d'autant plus qu'il faut aussi fixer le bas du zip (la partie qui n'est pas prise dans la doublure du haut, et qui est laissée libre en bas) aux marges de couture. Allez encore 15 minutes de perdues.

16h40 : Je finis le bas de ma fente, ça y est, je peux m'attaquer à l'ourlet ! Il me reste 45 minutes. Et c'est l'ourlet le plus long de ma vie. Je veux bien faire, mais en même temps je veux aller vite, et je cuis toujours sous ma lampe. L'ourlet est bien invisible sur l'endroit, par contre mes points ne sont pas toujours espacés de la même distance sur l'envers. Tant pis, j'essaie tellement de bien faire que parfois je ne respire plus, je me force à souffler.

17h15 : Fini ! Soulagement et stress à la fois, il faut absolument que je repasse ma robe, le lin ça froisse énormément ! Et j'ai encore mon étiquette d'anonymat à fixer, et mes contrôles à effectuer (c'est une feuille d'auto-évaluation qui permet de définir si telle ou telle partie de la robe est conforme ou non conforme, selon des critères détaillés).

17h30 : C'est terminé ! Je rends ma copie ! Nous sommes 3 à avoir rendu une robe assemblée dans mon groupe. Certaines ne rendent qu'un corsage et une jupe non assemblés, et d'autres une robe assemblée mais sans zip. Je suis contente d'avoir terminée, presque tout à fait satisfaite (même si j'ai tout de même quelques couacs) et en toute honnêteté, j'ai été prise par le temps à cause de la couture à la main. J'avais vraiment mal anticipé cette étape ! Il faudra que j'apprenne à coudre plus vite à la main, mais pas demain ! J'ai besoin de faire un break avec la couture à la main là ! 

Et voilà ma copie, que j'ai été autorisée à photographier :

robe finale devant

robe finale dos

Bref en résumé je suis contente d'avoir passé ce CAP, mais je dois dire que coudre sous pression ce n'est pas vraiment mon truc, ça reste un loisir, et je DETESTE me mettre la pression pour un loisir, ça gâche une grande partie du plaisir. Mais c'était un vrai défi pour moi, qui m'a permis de progresser sur certains points techniques, et d'apprendre de nouvelles choses.

Bref, même si mon descriptif de l'EP2 peut vous paraître un peu stressant, si le fait de passer votre CAP vêtement flou vous tente, n'hésitez pas à vous lancer, c'est une belle aventure ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter, j'y répondrai avec plaisir !

Sur ce je vous laisse, je fais une pause avec la couture de quelques jours, je tricote à la place (et il n'existe pas de CAP tricot, ça tombe bien !) et je reviens bientôt pour vous montrer de nouvelles réalisations.

Pour les résultats, ce sera le 7 juillet, donc pour l'instant je n'y pense plus, et j'éditerai ce post au moment venu ! 

Posté par Juls44 à 17:06 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

09 juin 2017

CAP vêtement flou : PSE et EP1

CAP 2

 

Allez après ces deux premiers jours d'épreuves, l'heure est au débrief !

Les hostilités ont commencé hier après-midi avec la PSE, alias Prévention Sécurité Environnement, l'épreuve commune à tous les CAP (en dehors des maths-sciences et français-histoire géo, qui font partie des épreuves générales dont je suis dispensée).

Alors on ne va pas se mentir, ce n'est pas l'épreuve reine : 1h d'épreuve coefficient 1 alors que l'EP1 dure 3h (coeff 4) et que l'EP2 dure 16h (coeff 10 !!). Mais ça reste une épreuve qui permet de gagner des points (enfin j'espère).

Je suis arrivée devant le lycée pro avec plus de 45 minutes d'avance, comme le précisait la convocation. Et au final, le personnel chargé de l'accueil était surpris de nous voir arriver aussi tôt. Ils nous ont dit que 15 minutes d'avance c'était largement suffisant. Pas de souci, je m'en souviendrai pour demain ! Dans le lycée où je passe l'exament (Marie Laurencin à Paris) nous ne sommes que des candidates libres (oui oui il n'y a que des filles, surprises n'est-ce pas ?). En fait, j'ai appris par la suite que les épreuves du CAP en juin ne concernent que les candidats libres, car les épreuves du CAP "classique" est évalué par des CCF (contrôles en cours de formation), et non pas par un exament final. Donc ça va je n'ai pas l'impression de faire trop vieille ! Nous sommes une bonne trentaine en tout, certaines avec qui j'ai pu échanger sur Thread and Needles (petit monde !), et enfin c'est parti !

Comme je vous le disais hier, je me suis entraînée avec les annales et avec le mémo PSE, et il n'y a pas eu de surprises à la lecture du sujet.

Donc nous avons suivi les aventures d'Adam, 21 ans, titulaire d'un CAP métiers du bois et accro aux jeux vidéos. Nous avons donc eu des questions sur le thème des addictions, du sommeil, puis sur la VAE, les discriminations, avant de se pencher sur la gestion des déchêts et le secourisme.

En principe, j'espère avoir au moins 15 histoire de prendre quelques points d'avance, mais ça, on verra le 7 juillet ! 

Fin de journée plutôt calme, j'ai relu des annales et mes cours de couture de la mairie de Paris puis j'ai tout posé pour prendre mon tricot et me reposer l'esprit. La suite demain !

 

Aujourd'hui vendredi, j'ai hâte d'aborder l'épreuve, pour avoir UNE information clé : le dessin technique de la pièce que nous aurons à confectionner la semaine prochaine (enfin si les examinateurs décident de faire comme tous les ans, ce serait ballot que ça change). Du coup c'est l'épreuve que j'appréhende mais je suis pressée également, c'est bizarre. J'arrive avec une petite demi-heure d'avance, et c'est amplement suffisant.

Et en avant pour ce 2e jour d'épreuve !

Cette fois on n'est ni dans une salle de classe, ni dans un atelier, nous passons l'épreuve dans le self du lycée pro. Au moins on a de la place ! Les sujets arrivent scellés, mais on doit attendre encore quelques minutes afin que les retardataires éventuels arrivent. Mais viiiite ! Je veux savoir !

On a enfin le sujet sur la table, 14h10, l'épreuve commence ! Je compulse frénétiquement les pages de sujet et OH JOIE ! On a le plus beau patron de ces dernières années (en toute modestie et selon mes propres goûts hein) ! Thème : La Petite Robe Noire. Je n'aurais pas pu penser mieux !

Allez avant de détailler le sujet, je vous dévoile le dessin technique de ladite robe, et de la planche d'inspiration :

Sujet 2017

 

Alors ? Elle n'est pas jolie comme tout cette robe ? Allez, je vous en dévoile un peu plus sur le déroulé global de l'épreuve !

Il a donc fallu commencer par la partie "histoire du vêtement", et déterminer quels visuels correspondaient à quelle créatrice de haute couture, entre Chanel et Lanvin.

Il a ensuite fallu proposer un haut pour le dos, inspiré de la planche de tendances. Autant vous dire que j'avais les dos de la robe Belladone de Deer and Doe, de la robe Emma de La Maison Victor, de la robe Lou de Jolies Bobines... Finalement j'ai fait quelque chose de différent, histoire de changer un peu mais l'inspiration ne manquait pas !

Puis nous avons dû reporter ce nouveau dos sur un dessin de silhouette, et proposer une version bicolore (pas de motifs, parfait !).

Les questions techniques portaient sur les différents types de pieds presseurs (les identifier et sélectionner les pieds adaptés pour la pose d'une fermeture éclair invisible), la sélection du matériel de surfilage adapté pour la robe, entre trois machines différentes, puis l'identification du problème sur un surjet et la proposition d'une façon d'y remédier.

Jusque là ça va ! Et la partie la plus costaude c'était la construction des différentes pièces du devant de la robe à partir du devant de base.

J'ai trouvé les modifications à faire assez aisées à l'aide de la fiche explicative, mais il n'était pas mentionné du tout de réaliser un passage de pince (il y avait une pince taille et une pince poitrine sur le patron de base). Les profs se sont rendues compte de l'oubli et nous l'ont mentionné, j'espère juste l'avoir effectué correctement ! 

Et c'est en tapant cet article que je me rends compte que j'ai merdé sur le report de pince sur la ceinture. La bécasse ! Je n'ai pas tiré des traits droits mais en biseau, m€(R)de ! Bon, j'espère que cette bourde ne me portera pas trop préjudice. J'ai aussi merdé dans la numérotation des pièces, je me suis servie de la nomenclature globale et non pas de celle de la fiche de transformation. Bon. Je ne vais pas me prendre la tête outre mesure sur ça, tant pis, c'est fait, il faut maintenant se concentrer sur la suite (mais ça m'apprendra à lire trop vite les sujets).

Enfin, il a fallu rajouter les marges de couture, et là c'était complètement différent selon les zones : assemblage épaule, ceinture, empiècement à 1cm, l'assemblage côté à 1,5cm, le coulissage à 0,5cm, et le rempliage à 3cm.

J'ai terminé l'épreuve avec un peu moins d'une heure d'avance, et j'ai relu mon sujet 4 fois. Au vu de ma bourde sur la pince taille j'aurais pu le relire une 5e fois ! Enfin bon, on se focalise sur l'EP2 maintenant ! 

Le positif c'est que le tissu sera en lin (j'avais peur de tomber sur un tissu hyper fluide). Donc maintenant, plus qu'à s'entraîner sur la pose nickel d'une fermeture éclair invisible, la pose en fourreau, le glaçage d'un ourlet et la réalisation d'une fente dos !

Donc il y a un peu de boulot, je vous laisse et m'en vais bosser tout ça ! Toutefois, si vous avez une idée du patron de cette robe (Burda, Vogue, autre... j'ai cherché de mon côté mais je n'ai pas trouvé) je suis preneuse !

J'espère que cet article vous a plu, j'espère que celles et ceux qui ont passé l'épreuve ont été satisfaits de leur travail, et je vous dit à la semaine prochaine pour le récap de l'EP2 !

 

Edit : La robe s'en approchant le plus pour le devant est la robe n°10 du Fashion Style n°8 de mai 2016. Et pour les bretelles, elles sont fortement inspirées de la robe 133 du Burda Fashion de juin 2015 ! A vos patrons !

Posté par Juls44 à 18:16 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

08 juin 2017

CAP vêtement flou : les révisions !

Cela fait un bout de temps qu'il faut que j'écrive cet article, et c'est finalement la veille de la première épreuve que je me décide à le faire (il sera donc en ligne le jour la première épreuve), procrastination qund tu nous tient !

Pour vous remettre les choses dans leur contexte, je me suis inscrite au CAP vêtement flou en candidat libre à l'automne dernier. Je vous en ai parlé brièvement en tout début d'année mais sans me plonger davantage que ça dans le sujet. En effet, je venais d'attaquer un nouveau boulot, et je n'avais pas vraiment de vu sur ce qui se passerait d'ici juin, donc incertitude la plus totale. Ce qui fait que je ne me suis plas plongée tant que ça dans les révisions, j'ai juste continué de coudre régulièrement. Au final, mon contrat s'est terminé fin mars, ce qui fait que la possibilité de passer le CAP redevenait concrête. Sauf, que j'ai passé quelques entretiens depuis, et donc que la possibilité de commencer un nouveau boulot avant le 8 juin (début des épreuves vous l'aurez compris) me planait au-dessus de la tête. Donc je ne me suis pas affolée non plus.

Et au final, vu que je suis toujours en attente de retour niveau boulot, j'ai décidé il y a 2 semaines de me focaliser à fond sur le CAP, au moins jusqu'au 15 juin, date de fin des épreuves, et ensuite on verra niveau boulot (toujours voir le positif dans chaque chose !).

Pour revenir sur le CAP, cela fait des années que je couds, et j'avais envie de valider mon niveau par un diplôme. Peut-être que j'en ferai quelque chose un jour, peut-être pas (je travaille dans le secteur cosmétique, et j'adore ça) mais en tout cas, je l'aurai (ou pas hein !).

Donc pour revenir sur cette série d'articles, voici comment elle va s'articuler :

1) L'article d'aujourd'hui, concernant les diverses révisions et expériences pré-épreuves

2) Un article ce week-end, résumant les deux premières épreuves (PSE et EP1)

3) Un article la semaine prochaine, résumant LA grosse épreuve : l'EP2 (il y aura certainement un édit le 7 juillet, date de publication des résultats).

CAP 1

Commençons donc réellement ce premier article avec la partie haïe de tous les étudiants : les révisions.

Autant vous dire que cela fait quelques années que je ne suis plus étudiante, donc mes bonnes résolutions de ce début d'année comprenaient le fait de faire un programme de révisions... et de m'y tenir !

En janvier ça donnait ça :

CAP

  

Mi-février, j'avais révisé les sujets de 2010 à 2015 sur les bases de données du CRDP de Montpellier ici :

2000 à 2012

2013 à 2015

Ce qui est bien avec cette base, c'est que tous les sujets y sont regroupés, et que pour la plupart, il y a les corrigés. Top pour se préparer !

Pour la PSE (Prévention Santé Environnement), j'ai acheté un bouquin car c'est du bachotage : Mémo PSE (je ne suis pas sponsorisée, mais je l'ai trouvé très bien pour se préparer à l'épreuve).

Et... j'en suis restée là... Juqu'à il y a 15 jours... Ouh, pas bien ! Pourtant je voulais suivre le super planning de Ségo (partagé ici par Céline alias Made By Celinette) et résultat, je l'ai utilisé uniquement pour checker que je n'avais pas oublié un point technique. D'ailleurs Céline a fait une super série d'articles sur le CAP, je vous conseille d'aller y jeter un oeil. Des infos sont également disponibles sur Thread and Needles.

Bon, toujours est-il qu'à 15 jours de l'épreuve, il a fallu se bouger les fesses. J'ai donc relu l'intégralité de mon Mémo PSE, ai refait la grande majorité des sujets des archives du CRDP de Montpellier et... il a fallu attaquer le plus gros morceau, celui que je redoutais le plus : la piqueuse plate.

Car même si ça fait très longtemps que je couds, je n'ai jamais cousu que sur des machines familiales, et le passage à la piqueuse plate, donc une machine industrielle me faisait flipperil faut le dire. Donc le mieux dans ces cas-là, c'est de s'entraîner !

J'ai commencé par appeler le lycée parisien dans lequel je passerai le CAP : le lycée Marie Laurencin, afin de savoir s'il était possible de tester les machines en avance. Réponse négative. M€(R)D& ! Bon il a fallu trouver une autre alternative. J'avais vu passer sur Thread and Needles des infos sur deux stages (3h en soirée) proposés par Draft Ateliers (dont j'avais entendu du bien par Céline d'ailleurs). Sauf que les stages étaient en avril ou mai, et à ce moment-là je ne savais toujours pas si j'allais pouvoir passer le CAP. Alors autant vous dire que de mettre 50€ dans une formation de 3 heures, sans savoir si j'allais pouvoir passer les épreuves, ça m'avait refroidie. Mais 15 jours avant le CAP, et après avoir appelé le lycée, je les ai tout de même appelés afin de savoir s'il était possible de louer une piqueuse plate pendant quelques heures... et je n'ai jamais eu personne au bout du fil !

Donc je me suis tournée vers mon 3e plan : Hall Couture. Il s'agit d'un espace de travail collaboratif pour étudiants, auto-entrepreneurs ou juste personnes désireuses de découvrir les machines industrielles comme moi. J'ai envoyé un mail via le formulaire de contact, et dans les 2 heures, j'avais Claire au téléphone et on prenait RDV pour le lendemain soir (un vendredi soir, c'est plus calme d'après elle, car sinon, c'est une véritable fourmillière). Je suis donc arrivée sur place le lendemain avec un projet à coudre (enfin une toile hein, c'était quand même mon premier essai à la piqueuse plate), Claire m'a montré l'enfilage de la bête et c'était parti ! Et ça a BEAUCOUP dédramatisé la chose ! En effet, à part l'enfilage qui est différent, la vitesse reste maîtrisable (enfin la pluart du temps, si l'ont exclut des à-coups parfois qui font que la machine pique à une vitesse redoutable, merci le protège doigt !), et le point est nickel ! Petit plus, la genouillère dont je me faisais tout un monde (je croyais qu'elle remplaçait la pédale) et qui sert en réalité à lever le pied de biche sans avoir à se servir de ses mains, partique lorsqu'on veut maîtriser le mouvement de son ouvrage. Autre chose différant par rapport à une machine familiale : la possibilité de remplir une seconde canette de fil lorsqu'on coud avec la première. Ainsi, lorsque la canette est vide, on a juste à la remplacer par la nouvelle, remplie lors de la phase de couture précédente. Perte de temps minimale !

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la piqueuse plate, des infos sont dispos chez SB Créations et chez l'Atelier d'Augustin.

J'ai aussi pu me familiariser avec la presse, mais qui ressemble fortement à un fer à repasser classique (en plus parformant évidemment) et avec la surjeteuse, mais qui est également très similaire à la version familiale.

Voici quelques photos de l'atelier :

La piqueuse plate

IMAG2858

 

IMAG2861

 

La presse 

IMAG2859

 

La surjeteuse

IMAG2865

 

Et la super vue depuis la verrière de l'atelier !

IMG_20170602_221252_763

En tout j'y ai passé 3h30, j'ai pu finir ma toile et réaliser quelques exercices (pose de zip, plis religieuses...), pour un tarif de 9€ de l'heure, dans une très bonne ambiance. Franchement, j'ai trouvé ça super et je vous recommande cet atelier ! Je sais maintenant que j'y reviendrai au besoin avec plaisir !

J'espère que cet article a été ou sera utile à celles et ceux qui seraient tentés par ce CAP, et je vous dis à très vite, pour le 2e épisode !

Posté par Juls44 à 08:46 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

06 juin 2017

Dressing de saison

On sort un peu de la couture… pour parler projets (couture évidemment !).

Si vous vous souvenez, la saison dernière, j’avais fait une liste de tout ce que j’avais envie de réaliser jusqu’en mars (ici). Il se trouve que j’ai pu réaliser plus de la moitié de ma liste, ce qui est déjà une bonne chose, plus quelques réalisations en dehors de ladite liste (parce que bon, même si on a une ligne directrice, les envies changent parfois). Toutefois, certaines réalisations de cette liste (plutôt hivernale) seront donc au programme de l’hiver prochain.

Il est donc temps de se pencher sur les projets à réaliser pour ce printemps/été (oui j'ai commencé début avril et je vous présenterai les looks réalisés dans ces prochaines semaines). Plutôt que de faire une liste énorme, je vais plutôt essayer de me tenir à une liste plus raisonnée, et plus construite.

Je me suis donc inspirée de la démarche de Rebecca Meurin et de son « dressing de saison » et de Clo Piano et ses mini-collections (merci Clothilde pour le tuto Inkscape d’ailleurs !). J’ai donc commencé par définir une palette de couleurs que je souhaitais porter ce printemps. Et j’ai envie de couleurs et de clarté ! Je troque bordeaux, prune, kaki et noir contre des tons plus clairs.

1) Voici donc tout d’abord ma palette, directement inspirée des travaux de Desing Seeds sur Instagram (d'ailleurs passez voir ce qu'elle fait, à titre perso je trouve ça très inspirant !). On voit que je pense aux vacances non ?

lagon-table-seychelles

4 couleurs majoritaires : bleu marine, bleu canard, blanc et beige. Des couleurs assez neutres mais qui vont avec (presque) tout.
5 couleurs complémentaires : vert émeraude, jaune, vert bouteille, bleu ciel et camel. Ce seront des couleurs qui viendront s’associer aux premières, par touches.

 

2) Inventaire

J’ai sélectionné les pièces déjà existantes pouvant rentrer dans ma palette de saison, les voici en liste (trop compliqué de sortir tout mon dressing pour le prendre en photo) :

Hauts
- L’indispensable
- Confortable façon Bradley
- Débardeurs blancs
- Chemisette jaune du commerce
- Granville façon jean
- Top Sirocco
- Trop top blanc

Bas
- Jeans du commerce
- Pantalon beige du commerce
- Fusain chambray
- Jupe Brume Agnès b.
- 1001 perles bleue
- 1001 perles beige

Pulls et Gilets
- Petit pull beige du commerce
- Gilet beige du commerce (qu'il faut que je songe à remplacer)
- Madawan

Robes
- Lora
- Gathered sundress

Chaussures et accessoires
- Bottines Kickers camel
- Ballerines bleu marine
- Ballerines beiges
- Baskets Jack Sézane
- Ceinture camel
- Sac Camel
- Sac Turquoise

Vestes et manteaux
- Trench bleu marine du commerce
- Perfecto Mona
- Veste tailleur H&M bleu marine du commerce

Ok si on va pars là, j’ai déjà bon nombre de pièces dans cette palette de couleurs, mais bon, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas en créer d’autres !


3) Projets à coudre / tricoter / fabriquer

Et voici donc les patrons qui me font de l’œil pour cette nouvelle saison, présentés pour la plupart avec le tissu auquel j’ai pensé pour eux. L’avantage, c’est que j’ai quasiment tous les tissus et tous les patrons (il va juste falloir que je trouve du temps !) :

- Top Jasmin de Cozy Little World dans un jersey beige : un basique qui me permettra de dompter ma surjeteuse (je vous en parle bientôt)

- Hemlock Tee de Grainline studio, d’après les modifications de Fanny (de Cozy Little World toujours !), dans le jersey beige marinière d’Un Chat sur un Fil. Mon premier Hemlock Tee était un échec mais je compte bien réitérer et arriver à quelque chose de portable cette fois !

- Blouse Helsinki d’Orageuse Patterns dans une viscose Bennytex à oiseaux (tiens, tiens, des oiseaux, ça faisait longtemps !). Et si la forme me plaît, je la referai peut-être en mousseline émeraude (à moins que je ne craque sur la Blouse Hoya de Deer and Doe, ça reste à voir !).

- Blouse Majestic d’Aime comme Marie (mon patron chouchou de cette marque avec Madawan) en viscose Discrete Navy de chez Cousette

- Top Leila de la Maison Victor en viscose summer swoon d’Atelier Brunette (un gros ratage de l’année dernière, donc je réitère cette année en espérant que la couleur fasse venir l’été).

- Top Dusty de la Maison Victor, en crêpe vert bouteille de la Craftine Box de décembre

- Chemise Mélilot en tencel ciel à pois de chez Little Fabrics (j’ai craqué sur le tissu, qui appelait donc une nouvelle Mélilot, promis après j’arrête pour un moment)

- Chemise La Parisette de Blousette Rose dans un polyester blanc à carreaux.

- Si je me débrouille bien, deux chemises patronnées grâce à mes cours de couture à la Mairie de Paris (une inspirée d'un chemisier Comptoir des Cotonniers (pas sur le visuel récap, ça vous fera une surprise), certainement en crêpe beige Atelier Brunette et une toute simple, un peu façon Archer Shirt, en crêpe beige à petits léopards). je crois que vous aurez compris ma passion pour le crêpe.

- Jupe Berlin d’Orageuse Patterns (oui, oui, j’ai craqué sur la collection de cette marque) dans un seersucker Agnès b. (recyclage de ma robe Aime comme Mulpep, qui n’allait définitivement pas à ma morphologie).

- Pantalon Safran (et oui encore, on ne change pas une équipe qui gagne !) dans une gabardine bleu canard.

- Pantalon Fusain en crêpe bleu marine de chez Little Fabrics (non non je n'ai pas d'actions chez Cynthia, mais la qualité de ses crêpes est juste canon !)

Ce qui donne tout de même 13 projets à réaliser en 3 mois, soit un grand grand max ! Beaucoup de hauts (en même temps de base c’est les pièces que je couds le plus), une jupe et deux pantalons (sachant que j’ai déjà pas mal de bas pour aller avec tout ça). Pas de veste ni de gilet, car j’en ai suffisamment pour cette saison. Pas de robe de prévue pour le moment car pas forcément de tissu en tête. Mais en robe de mi-saison, j’aimerais bien réaliser la robe Clover de Papercut. A voir si je trouve le temps et le tissu adapté.

En tricot, je ne veux pas me mettre la pression. Je viens de finir mon Herbarium, donc j'opte pour la solution « je tricote des châles » et éventuellement, je tricoterai un pull en grosse laine.

Deux châles sont donc au programme :
- Close to you shawl de Justyna Lorkowska, dans une jolie laine couleur Mélèze (ça se rapproche du vert bouteille non ?) de Christine alias Patte de Velours.

- Le châle Brushwood de Nadia Crétin-Léchenne dans la jolie mérisoie couleur Havane de La Fée Fil

Et comme je vous le disais, si j'ai un peu de temps tricot supplémentaire, je rajouterai le pull Rue Mazarine de La Droguerie (il se tricote en 5,5 donc ça devrait me changer du 3,25 de mon Herbarium).

Et « éventuellement », si mon organisation me permet de dégager davantage de temps (hum hum), je me coudrais bien un sac, inspiré des jolis sacs Estellon. Mais ça c’est du bonus, on verra si ça rentre dans le planning.

Et (ça fait beaucoup de "et") voilà ce que ça donne en planche (encore merci Clo pour le tuto, j'adore !) :

Collection totale

Bref de jolis projets qui je l’espère verront le jour prochainement.

Et vous, quels sont vos prochains projets ?

Posté par Juls44 à 23:45 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,


02 juin 2017

Elémentaire mon cher Watson !

Et c'est par ce vieux jeu de mots qui ne vous aura pas permis de deviner l'objet de l'article (enfin je pense) que j'ouvre une page pas si élémentaire que cela dans ma vie couturesque : oui, j'ai cousu de la lingerie !

Bon après tout je l'avais annoncé dans mes projets de ma garde-robe capsule, je comptais remplacer la catégorie "vêtement de nuit" par de la lingerie (au final vous verrez que j'ai quand même aussi réalisé un pyjama, mais ce sera pour plus tard !).

Le haut était tout choisi : le Watson Bra de Cloth Habit ! Ayant une petite poitrine, je peux souvent me passer d'armatures et un projet sans armatures me semblait parfait pour me lancer ! Une difficulté à la fois, les armatures, on verra plus tard ! En plus, un sew along est diponible sur le site de la marque, ce qui permet de se lancer en douceur.

J'ai commencé par faire une toile, dans des chutes de crêpe élasthane. Allez pour une fois je vous montre ma toile car elle est... très moche !!! Bon à la limite on s'en fout, c'était juste pour valider la taille, puisque ce sont des tailles américaines (remarquez j'aurais aussi fait une toile pour des tailles françaises) mais quand même, le montage des bretelles et des attaches dos est tellement folklorique (merci les épingles à nourrice) que je vous en fait profiter, c'est cadeau ! 

IMG_6301

N'empêche que cette toile m'a permis de réaliser que le crêpe c'est PAR-FAIT pour ce modèle (décidément le crêpe c'est la vie) et du coup, étant donné le nombre de chutes de crêpe élasthane que j'ai, je pense que je vais rapidement exploiter le filon.

Une fois la toile validée, j'ai pu me lancer dans ma version définitive. J'avais acheté des kits tout prêts chez B.Wear mais comme le dit très bien Marie Poisson (et je le confirme !) les couleurs des différents composants du kit ne sont pas vraiment identiques. Alors oui c'est la même gamme de couleur mais par exemple entre les élastiques bleu nuit, le tissu principal bleu marine et la dentelle bleu roi, ben ça vire quand même au carnaval du camaïeu ! Du coup je pense utiliser effectivement ces kits, mais en piochant seulement certains éléments, et en les associant avec d'autres tissus, qui ne proviennent pas du kit.

Pour ce premier soutien-gorge, j'ai donc fait le choix d'utiliser... des chutes ! La microfibre satinée grise provient des chutes des manches de mon Kelly Anorak (si si, vous pouvez aller vérifier ici ;)). Alors oui, le patron demande un tissu élastique, mais le côté satiné sur de la lingerie me plaît bien. Pas de souci, j'ai coupé mes chutes dans le biais et j'avais un tissu élastique ! Pas plus compliqué que ça ! Un peu de dentelle et d'élastiques à picots de chez Fil 2000, et j'avais de quoi coudre mon soutien-gorge.

A l'aide du sew along, tout s'est bien passé. Il est même proposé plusieurs astuces pour rajouter de la dentelle à galons, dommage, je l'ai vu trop tard, donc j'ai fait à ma sauce. J'en prendrai de la graine pour les prochaines !

Vous comprendrez aisément que le fait que de faire des photos portées et de les publier sur le net me dérange un peu, donc je prends le parti de vous le montrer à plat. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.

IMG_6318

La vue d'ensemble (il n'a pas de mousse donc il plisse un peu)

 IMG_6320

Détail des attaches dos

IMG_6323

 Jolis détails du devant

IMG_6324 

Et une vue plus rapprochée du devant avec l'inclusion de dentelle

IMG_6326

J'ai vraiment essayer de travailler le plus proprement possible, parce que bon, s'il y a un petit défaut, ça peut vite gratter. Résultat l'intérieur est aussi propre que l'extérieur.

 

Pour le bas, en janvier, je n'étais pas vraiment fixée. Depuis j'ai eu le temps de faire mon choix, et j'ai décidé de tester la marque de patrons Mr est une traînée (merci Cécile pour la découverte !). J'ai testé deux patrons en réalité : un gratuit, le shorty Scarlett et un payant, le tanga Daisy. Et au final, croyez-le si vous voulez, mais c'est sur les bas et non sur le soutien-gorge que j'ai eu le plus de difficultés ! Enfin difficultés c'est beaucoup dire, mais je vous raconte tout ça.

On commence par le shorty Scarlett. Patron a priori fastoche, en trois parties (deux jambes en dentelle et un gousset en jersey de coton). J'assemble tout très facilement à la surjeteuse, et à l'essayage, ce n'est pas trop petit non, ça me va mais c'est trop taille basse. Genre ça me tombe sur les petites hanches et... du coup je ne suis pas à l'aise du tout. Je porte ma lingerie un peu plus haut que ça et si je garde ce genre de coupe, clairement je ne porterai pas. Du coup, j'ai décidé de rallonger la fourche de 4cm devant et de 4cm derrière, un peu comme ce que préconise Milena (la personne derrière Mr est une traînée) lorsqu'on utilise une dentelle à galons moins large que 14cm, sauf que moi ma dentelle faisait quand même 14cm ! Je vous montre l'image expliquant ce que j'ai fait, ce sera plus clair.

visuel modif

Et résultat effectivement, la coupe est impeccable une fois cette modification effectuée ! Je vous montre la coupe avant/après à l'aide de dessins, vous comprendrez aisément que je ne vous montrerai pas ces dessous portés mais seulement à plat.

Shorty Scarlet

Voilà ce que ça donne en vrai ! Première version à gauche, et seconde à droite. On voit bien la différence de taille de la fourche.

IMG_6308

 

J'ai pu ensuite m'attaquer au tanga Daisy. Une coupe échancrée, de la dentelle au dos, tout pour me plaire ! Je réalise d'abord une micro-toile, juste pour vérifier la taille, je vous la montre également parce qu'elle est aussi moche sinon plus que ma toile de haut !

IMG_6303

 Magnifique n'est-ce pas ?

 

La taille est bonne, donc je coupe à nouveau mon satin microfibre dans le biais, ma dentelle, j'assemble le tout, c'est presque enfantin ! Il y a juste pour les élastiques où j'ai galéré avant de trouver le réglage optimal (encore une fois merci à Cloth Habit pour le sew along du Watson Bra qui détaille comment piquer les élastiques à picots, c'était plus clair après !). Et vient le moment de l'essayage... Et là, déception : la coupe tombe tout pareil que ma première version du shorty Scarlett, sur les petites hanches. Ma toile ayant été réalisée en jersey très élastique, je ne m'était pas vraiment rendue compte de la coupe très taille basse encore une fois. Je pense que cela vient de la coupe du patron, Milena patronne les bas pour qu'ils arrivent aux petites hanches. Sauf qu'encore une fois, ce n'est pas possible, je ne suis pas à l'aise, et je décide donc de modifier le patron. Je modifie facilement le devant, il suffit de remonter le patron de 4cm, et je modifie ensuite le dos. Jusque là facile. Oui sauf qu'avec ma nouvelle modification, ma dentelle doit être bien plus large que 14cm (et m€£de !). Il me faut donc modifier à nouveau le patron pour faire rentrer un dos qui me convienne dans une dentelle de 14cm de large. Bon ! Mes tests n'étant pas concluants, je finis par prendre des mesures sur un bas du commerce assez similaire qui me va bien (et dans lequel je suis à l'aise cela va sans dire !), et je finis par modifier le patron pour que ça rentre.

Ensuite la réalisation se passe sans encombre, j'ai juste rajouté des empiècements en dentelle, pour rappeler le soutien-gorge, et voilà le travail !

Encore une fois, voici un schéma modélisant le tombé de ma première version, puis celui de la seconde.

Tanga Daisy

Puis les photos 

IMG_6315

Comparatif premier tanga à gauche et second tanga à droite. On voit qu'il y a quelques erreurs sur le premier tanga, je vous les détaille dessous.

IMG_6316 

J'ai cousu les élastiques avec un point zig-zag trop large et j'ai trop tiré les élastiques. Résultat, ça plisse beaucoup trop !

IMG_6317

D'ailleurs ça plisse tellement que le bas a tendance à roulotter sur lui-même

IMG_6310 

La seconde version est plus adaptée, les élastiques sont bien cousus, et du coup ça ne roulotte presque pas.

IMG_6311

 Jolis détails

IMG_6312

 Le dos, tout en dentelle

IMG_6314

 Et les détails de cette jolie dentelle

 

Cela va sans dire que cela m'a demandé un peu de peine, mais que je suis très contente du résultat, j'ai trouvé les patrons de base qui me conviennent en lingerie et je compte bien réitérer encore quelques fois l'expérience, maintenant que tout roule, avant de m'attaquer à un soutien-gorge à armatures par exemple !

Et vous, avez-vous déjà tenté de coudre de la lingerie ? Quelles ont été vos difficultés ? Avez-vous des patrons fétiches ?

A bientôt !

 


Patron : Watson Bra de Cloth Habit

Tissu : Microfibre gris perle de chez Ma Petite Mercerie, dentelle et accessoires de chez Fil 2000

Taille : 34B pour un 90B français

Coût : 22,40€ (dont 13,40€ de patron, 4€ de tissus (microfibre + dentelle), 5€ d'accessoires (anneaux, élastiques, et attaches), pas si cher pour un premier soutien-gorge.

Technique : Monter un soutien-gorge ! Bref tout quoi ! 

 


Patron : Shorty Scarlett de Mr est une traînée

Tissu : Dentelle de chez Fil 2000, gousset en chutes de jersey de coton noir

Taille : M, réhaussée de 4cm

Coût : 3€ (patron gratuit, 2€ de dentelle et 1€ de fil)

Technique : Ajuster une coupe de lingerie à une coupe dans laquelle je suis plus à l'aise

 


 

Patron : Tanga Daisy de Mr est une traînée

Tissu : Microfibre gris perle de chez Ma Petite Mercerie, dentelle de chez Fil 2000, gousset en chutes de jersey de coton noir

Taille : 40, réhaussée de 4cm

Coût : 10€ (dont 9€ de patron, 2€ de dentelle et 1€ de fil), le reste des tissus provient de chutes

Technique : Ajuster une coupe de lingerie à une coupe dans laquelle je suis plus à l'aise, et c'était plus compliqué que pour le shorty !

29 mai 2017

Oh Herbarium...

... comme tu m'en as fait voir ! Mais comme je suis heureuse d'avoir surmonté les difficultés ! Comme je te porte avec plaisir !

Herbarium c'est l'histoire de mon second pull. Pour rappel, je suis une tricoteuse débutante, et mon premier pull date de l'automne dernier. Depuis, un gilet Colette a vu le jour, mais je pensais déjà à mon prochain pull. Herbarium, c'était décidé de longue date. Lorsque Lise Tailor a publié l'article au sujet de son Herbarium sur son blog, mon coeur tricotesque a immédiatement chaviré ! Je ne connaissais que très peu les laines teintes à la main (j'avais jusqu'alors seulement tricoté du Phildar et du DMC) et la découverte des laines de La Fée Fil, et spécialement dans ce coloris Magdalena a eu raison de moi au premier coup d'oeil : il me FALLAIT ce pull ! Merci Lise, tu es une source intarissable d'inspiration (et même de copie dans ce cas précis, hum hum).

Mais la question qu'il fallait se poser était plutôt : est-ce que ce type de pull serait adapté à une tricoteuse débutante omme moi ? En fait en toute honnêteté, je ne me suis posé la question qu'un quart de seconde. Pour ma part, lorsque je flashe sur un modèle (tricot ou couture d'ailleurs), je prends la difficultéà surmonter comme un défi, et comme j'aime relever des challenges, je suis prête à prendre mon temps pour arriver au modèle désiré (mon anorak Kelly en est un bon exemple).

Ici tant donné que je n'ai pas réfléchi, j'ai directement acheté trois écheveaux de laine 100% mérinos coloris Magdalena lors d'une mise à jour du shop de la Fée Fil. Reçu hyper rapidement, j'ai passé du temps à les papouiller tellement ils étaient beaux ! J'aime j'aime j'aime !

Et dans ce cas, il a fallu sauter le pas de tricoter en rond (et oui, mes précédents modèles avaient été tricotés à plat, mais à l'aide d'aiguilles circulaires certes. Donc le tricot en rond était une grande nouveauté !

Il a fallu passer par la case échantillon, et comme Lise, je suis partie sur des aiguilles 3,25. Donc je vous dis tout ça, mais il faut garder en tête que j'ai commencé ce pull le 25 décembre hein. Et je commence donc à monter mon pull, en taille M. Je tricote mes côtes sans les vriller, je commence le motif, qui est facile à réaliser et qui se mémorise rapidement, je tricote même dans le métro pour aller au boulot. Bref, il faut qu'il monte ! Mais tu parles, omparé à mon précédent gilet tricoté en aiguilles 6, forcément le 3,25 de monte pas aussi vite. Je réalise les augmentations préconisées, de manière bête et disciplinée.

Bon arrivée à la séparation du corps et des manches, je me dis quand même qu'il serait judicieux de l'essayer ce pull, parce que bon, mes deux premiers écheveaux ont sacrément diminué, et que je commence à me demander si j'aurai assez de laine pour terminer... Et là, catastrophe ! Le bas du pull est bon (quoique j'aurais préféré des côtes torses avec le recul) mais je NAGE complètement au niveau du haut du corps. Mais genre VRAIMENT ! Genre 3 fois plus que sur les photos du modèle de présentation... Je ne comprends pas ce que j'ai merdé, je relis mes instructions, et là, je me rends compte de ma bourde : j'ai réalisé les 4 mailles d'augmentations tous les 8 rangs (1 section) et non pas tous les 16 rangs (2 sections). Misère ! Et là je sais pertinemment que si je continue ce pull, je ne le porterai pas. J'enparle à ma mère qui me dit "oh mais tu le finis, tu me le vends au prix de la laine, et tu t'en refais un". Ouiii bien sûûûr ! Il m'a fallu un mois et demi pour arriver à la séparation du corps et des manches, je ne suis vraiment pas certaine de vouloir le recommencer deux fois. D'autant plus qu'à ce moment-là, j'étais en train de lui tricoter un châle à ma maman ! Donc bon je voulais mon pull à moi (égoïsme quand tu nous tiens).

Donc, j'ai dû prendre un décision qui m'a fait mal. Mais genre vraiment mal. J'ai détricoté l'intégralité de mon pull, pour le retricoter sans les augmentations. Il faut ce qu'il faut si on veut pouvoir porter ce qu'on produit. En tricot encore plus qu'en couture, car le temps passé sur un projet est loin d'être comparable. Bilan tricot 2 mois après avoir commencé mon pull : retour à zéro !

L'idée c'est tout de même de toujours voir le positif, donc on va dire que de recommencer ce pull m'a permis de faire un beau montage : j'ai donc fait un tubular cast on. C'était la première fois que je faisais ce type de montage, et je dois avouer que c'est super propre ! Par contre, ce n'est pas le montage le plus élastique du monde, mais bon pour ce projet et pour mes hanches, ça passait. Et puis j'ai pu faire mes côtes torses, donc c'était beaucoup plus joli à mon sens. Et j'étais donc repartie pour un tour ! Au vu di ft de la dernière fois, je n'ai pas du tout fait d'augmentations sur le corps cette fois, et c'était (enfin) parfait ! Il m'a donc fallu un peu moins de deux mois supplémentaires pour revenir au même point, mais d'une manière satisfaisante cette fois.

Une fois passée la séparation du devant et du dos, c'est monté vite ! Forcément, c'était une nouvelle étape et elle m'a davantage motivée. J'ai réalisé mes premiers rangs raccourcis (merci In The Loop pour les explications on ne peut plus claires) et un rabattage des épaules sur trois aiguilles. Je dois avouer que c'est hyper propre ! J'ai ensuite récupéré toutes mes mailles laissées en attente et en ai relevé d'autres (plus que préconisé d'ailleurs, sinon ça tirait trop) pour monter l'encolure. Arès 8 rangs de côtes torses, j'ai fait un tubular bind off et là aussi, c'est d'une propreté et d'une élasticité parfaite !

Cette étape m'a tellement motivée que j'ai tricoté les manches très vite ! J'ai relevé le nombre de mailles préconisé (attention les manches sont très fittées, moi ça m'allait mais si vous voulez des manches moins près du corps, n'hésitez pas à relever le nombre de manches de la taille au-dessus. C'était la première fois également que je faisais du magic loop sur les manches, et au vu des divers commentaires lus sur les réseaux sociaux, j'appréhendais un peu. Et au final, ça s'est super bien passé, et je dois même dire qu'au final, le magic loop, j'aime bien ça (comme quoi) ! J'ai fait un peu plus de diminutions que nécessaire (j'en ai fait deux de plus par manche) pour avoir des manches très fittées. Et en une semaine, j'avais mes manches et donc mon pull ! Quelle joie ! 

Il est parti immédiatement au blocage, et là je vous avoue que j'avais un peu peur que mon pull s'allonge et s'agrandisse beaucoup, comme j'avais pu lire un peu partout. Et au final, je dois avouer que pour mon cas, ça s'est passé comme pour Mag, mon pull n'a ABSOLUMENT pas bougé (je parle du grade Merinos SW, pour les autres que n'en sais trop rien). Et autant vous dire que dès que mon pull a été sec, il a fini sur mes épaules et j'en suis ravie, il est top top top ! Je ne dis pas que je recommencerai tout de suite, mais en tout cas je suis ravie de la coupe, de la couleur, de tout !

Et voici donc les photos (bravo de m'avoir lue jusqu'ici), prises dans un petit coin de paradis parisien.

IMG_6166

IMG_6164

IMG_6170

 J'aime ce côté chamoiré au dos, qu'on voit moins finalement sur le devant, dû à la dentelle

IMG_6171

 Je suis folle de cette dentelle et de l'encolure d'ailleurs !

IMG_6179

 La lisière côté à l'aide de mailles envers, et les côtes torses du bas

IMG_6181

 Et enfin les manches !

 

Et vous ? Avez-vous déjà eu beaucoup de déboires avec un ouvrage pour finalement, en être super contente au final ? Quels sont vos patrons fétiches en tricot ?

Belle journée et à bientôt !

 


Patron : Pull Herbarium de MCL Knits

Laine : Mérino SW de La Fée Fil, coloris Magdalena

Taille : Taille M, rallongée d'une section de 8 rangs sur le corps et de 6 cm sur les manches

Coût : 71,92€ (donc 7,42€ de patron et 3 écheveaux de mérino 21,50€ l’unité). Pas donné mais j'ai un pull du tonnerre de la mort qui tue !

Technique : J'ai l'impression d'avoir appris plein de choses avec ce pull : tubular cast on, tubular bind off, rangs raccourcis, relevage de mailles, bref je me sens progresser et ça c'est positif !

Posté par Juls44 à 08:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 mai 2017

Fusain 2.0

Aujourd'hui on va parler d'un pantalon... cousu en octobre dernier ! C'est ma dernière pièce non bloguée de 2016 (à part les ratés mais je vous réserve un article spécial pour ceux-là). 

Mais vous allez vite comprendre pourquoi il n'avait pas été photographié : tout simplement parce qu'il est en chambray, donc trop léger pour l'automne hiver. Ce qui fait que cette cousette a attendu sagement dans le placard que les beaux jours reviennent. Et maintenant on peut donc en parler !

Commençons donc par le patron, Fusain de Blousette Rose. Je l'ai déjà réalisé une fois ici et si vous vous en souvenez il m'avait donné du fil à retordre, pour la simple et bonne raison que pour mon premier pantalon, j'avais décidé de rajouter 3cm à la fourche (mais quelle idée !). Donc j'avais tout ratiboisé et recousu une braguette, bref j'avais sauvé les meubles mais ce n'était pas ma plus belle réalisation.

Dooonc il fallait réitérer la chose, et pour cela, je me suis inspirée de la chouette version d'Alice le coussin du singe et j'ai choisi un chambray clair de chez Cousette. Ici je n'ai RIEN touché à la fourche et du coup étonnament (!) tout s'est bien passé. Par contre comme la dernière fois, j'ai bien rallongé le patron en longueur au niveau des jambes (10cm cette fois au lieu des (cm de la dernière fois, afin de pouvoir faire un revers). Cette fois j'ai donc des poches où je peux mettre la main (cf mon précédent article sur Fusain) ! Au vu de la largeur du pantalon la dernière fois, j'ai tout coupé en taille 4 mais je n'ai pas rajouté les 1cm de marges préconisées. J'ai voulu fitter davantage les jambes et pour cela, j'ai cousu avec 2,5cm de marges (environ, j'ai bâti jusqu'à arriver au fit qui me convenait) au-dessous du genou. Et en fait, lorsque je le porte, je me rends compte qu'il a tendance à "tourner", les coutures reviennent vers l'avant, comme vous pourrez le voir sur les photos.

Très inspirée par le porté à revers d'Alice, et par l'ourlet du pantalon Port de Sandra, j'ai voulu faire la même chose. Mais la réussite est mitigée. En effet, mon tissu à biais est une viscose (les restes de ma viscose See You At Six, que je ne jetterai pour rien au monde, mais l'inconvénient est que ce tissu est fin par rapport à mon chambray. D'autant plus que je n'ai pas eu la présence d'esprit de dégarnir un peu mes marges. Résultat, je trouve que ça fait plus petite boursouflure qu'autre chose. Bon au moins j'ai essayé. Et je sais quoi faire et ne pas faire le jour où je déciderai de recommencer !

Voici donc les photos portées, évidemment avec ma blouse Cézembre assortie à la doublure :

IMG_5437

 

Vous les voyez ces plis disgracieux ?

IMG_5445

 Vous avez vu ? J'ai un pantalon assorti à la fontaine ;) !

IMG_5454

IMG_5465

 Et donc pour celles qui seraient intéressées, le taille 4 sans les marges ne m'empêche absolument pas de bouger dans tous les sens !

IMG_5467 

IMG_5471

 Le détail du devant, qui ne plisse pas seulement quand on se tient bien droite et qu'on ne respire absolument pas (jamais quoi !)

IMG_5476

IMG_5492

Mes poches assorties à mon haut !

IMG_5480

 La poche passepoilée du dos. Ici j'ai joué la sécurité, c'est une vraie poche passepoilée, mais il n'y a pas de fond de poche, le passepoil est directement cousu à un petit carré de tissu de sa largeur en-dessous. C'est juste pour l'effet de style, je ne mets jamais rien dans mes poches arrière.

IMG_5482

 Et enfin les petits biais du bas, qui permettent de se rendre compte que mes jambes "vrillent" (enfin celles du pantalon, pas les miennes hein !). Par contre en revoyant les photos, les petis biais ne sont pas si mal au final. Comme quoi beaucoup de choses sont dans la tête !

IMG_5503

En fait ce qui me chiffonne (c'est le cas de le dire !) c'est la propension de ce tissu à froisser énormément, et comme il plisse beaucoup à la fourche par ce côté "cassant" de la matière, et bien ça me gêne ! Bon vous me direz c'est pas la mort, certes, mais ça me dérange tout de même et m'empêche de porter ce pantalon aussi souvent que je le pourrais. Enfin ce sont les affres de la couture, progressivement, parfois au bout de quelques réalisations du même patron, en cherchant le bon fit et la bonne association de tissu, on finit par parvenir exactement à ce qui est dans notre tête (et quand on y arrive, youhou c'est la fête !).

Autant vous dire que dans le cas de ce pantalon, j'ai déjà réitéré l'expérience, et qu'enfin, à ma 3e réalisation, je suis hyper contente du résultat ! Je vous en parle très bientôt !

 


Patron : Pantalon Fusain de Blousette Rose

Tissu : Chambray ciel de chez Cousette

Taille : Taille 4 sans les marges de coutures, jambes rallongées de 10cm 

Coût : 26,50€ (dont 5€ de patron (2e réalisation), 19€ de tissu, 1,50€ de boutons et 1€ de fil)

Technique : Coudre et ajuster un pantalon, rien de bien sorcier !

Posté par Juls44 à 09:13 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 mai 2017

1001 perles d'avril

Hum hum, il y a de la poussière par ici ! 3 semaine sans publier, pas bien ! En même termps j'ai une excuse et une bonne : on n'a plus internet à la maison. Il y a deux semaines, la fibre a décidé de griller quelque part dans l'immeuble, les techniciens Bouygues sont venus voir, mais comme c'est Free qui a câblé l'immeuble "et bien c'est à eux de venir voir"... Bref, le souci n'est toujours pas résolu, tout va bien !

Dooonc, je vous présente mon projet d'avril de ma garde-robe capsule, qui lui aussi a été compliqué. Non pas dans sa réalisation, ça on y reviendra, mais plutôt dû au fait que j'avais prévu de réaliser mon Hemlock Tee façon Des Petits Hauts, mais que manque de bol, le jersey marinière lurex d'un Chat sur un Fil que je voulais pour réaliser ce projet était (et est toujours d'ailleurs) en rupture !

Bon, en milieu de mois, il a donc fallu trouver autre chose. Pas question d'entamer Madeleine car je n'ai toujours pas trouvé le tissu idéal pour ce projet, je me suis donc décidée à réaliser la 1001 perles version solaire. Somme toute petit projet simple étant donné que j'ai déjà réalisé deux versions de la 1001 perles (que vous pouvez aller retrouver par ici). Oui mais c'était sans compter sur le fait que niveau tissu, je peux être têtue. Et même VRAIMENT têtue.

Je vous explique, lors de la sortie du patron, j'avais craqué sur la version blanche proposée par Ivanne (je vous laisse aller voir par ). Un jacquard blanc, quelle bonne idée, très estival non ? Oui sauf qu'en avril, trouver du jacquard ou un coton blanc un peu texturé ça a été mission impossible ! J'ai eu beau écumer les sites internet, et les magasins de tissus, je n'ai RIEN trouvé ! Mon projet d'avril était à deux doigts de tomber à l'eau. J'aurais même voulu trouver un petit seersucker blanc, mais non, rien !

Et puis un jour en passant chez Fil 2000, je me suis rappelée que Toto 1961 n'était pas loin. Je suis donc allée y faire un tour et là MIRACLE, il y avait du coton texturé blanc (et même 3 mètres de crêpe bleu paon, pas forcément indispensable pour les projets immédiats mais du crêpe bleu paon, ça ne se refuse pas !). J'ai donc pu attaquer ma jupette le 28 avril (laaaaarge !). Comme le coton n'était pas d'une grande finesse, j'ai zappé l'étape des poches, la jupe est donc des plus simples, si l'on exclut le pliage sur le devant (j'adore ces plis solaires). Par contre, qui dit blanc (même si tissu épais) dit transparence. J'ai donc doublé la jupe avec un voile de coton rose poudré très léger (le coton était déjà lourd, pas question d'en rajouter une couche) et le tour était joué !

La réalisation s'est donc bien passée, il n'y a que l'étape des élastiques qui m'a donné des sueurs froides. Le coton étant assez épais (oui je sais je me répète), ça a été très galère de faire coulisser les élastiques. En toute honnêteté pour 5 élastiques ça a dû me prendre pas loin d'une heure (et pas mal de vociférations évidemment) mais au final, je l'ai ma jupe blanche. Ce qui est drôle c'est que Céline alias Made by Celinette parle justement de la 1001 perles dans son podcast d'hier (ici) et du fait de ne pas la réaliser dans un tissu trop lourd pour ne pas avoir ce gros bourrelet. Comme quoi, il y en a qui réfléchissent avant de se lancer ! Non mais ce n'est pas si cata, vous le verrez sur les photos, mais effectivement c'est un chouilla plus grossier que sur mes deux précédentes versions.

Mais les déboires ne se sont pas arrêtés là ! Monsieur étant parti pour 15 jours en déplacement, ma jupette et mes gambettes (aussi blanches que la jupe) n'avions pas de photographe. Mais même à son retour, c'est la météo qui a décidé que non, mai n'était décidément pas un mois pour photographier une jupe (j'ai d'ailleurs pu user et abuser de mon Kelly Anorak à la place, incroyable !). Pluie pluie et re-pluie. Bon, le week-end dernier, il a bien fallu se lancer et aller la photographier tout de même. Nous sommes donc allés aux Serres d'Auteuil, qui sont abritées et où la luminosité est quand même au rendez-vous en général, même par mauvais temps. Et puis mes deux autres 1001 perles avaient été photographiées là-bas, alors au final, c'était un signe.

Voici donc la jupette, prise en photo dans la serre Nouvelle-Calédonie, histoire d'amener un peau de chaleur (d'ailleurs je note que cette jupe blanche et cette terre rouge sont parfaite pour donner l'illusion de jambes bronzées, hum hum) : 

IMG_5923

IMG_5921

IMG_5940

 Je me rends compte que l'on ne voit pas très bien le petit "bourrelet" d'élastiques sur cette photo. J'en rajouterai peut-être une pour vous le montrer.

IMG_5942

 Ma Distinguée paraît excessivement froissée sur les photos, il n'en est rien mais elle est galère à prendre en photos. Par contre sur la jupe il est vrai que l'épaisseur du tissu peut former des espèces de "contre-plis".

IMG_5945

 On voit mieux le détail des plis lorsque je me contorsionne, comme quoi

IMG_5950

 Le détail des plis et de la texture du tissu

IMG_5956

Une petite dernière en bonus, parce que j'avais quand même mon Madawan, mon Kelly et mon Close to you shawl pour sortir de la serre ! Mais avec la jupe blanche j'aurais presque pu aller taper quelques balles à Rolland Garros, juste à côté. 

IMG_5960

Au final je l'aime beaucoup cette petite jupette, mais je crois que ma préférée reste la version D en lin doré. J'ai déjà trois versions de cette jupe, je pense que c'est bon pour un petit moment maintenant. Quoique si vous voyez passer du seersucker blanc, n'hésitez pas à me faire signe !

Et vous ? Quels sont vos patrons "valeur sûre" à faire et à refaire ?

 


Patron : 1001 perles version C (solaire) d'Ivanne Soufflet

Tissu : Coton texturé blanc de chez Toto 1961

Taille : Taille 38, rallongée à la taille 54 pour l'ourlet

Coût : 18€ (dont 3€ de patron (3e réalisation), 12€ de tissu, 2€ d'élastiques et 1€ de fil)

Technique : Doubler proprement la jupe, insérer calmement les élastiques malgré l'épaisseur

Posté par Juls44 à 09:04 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 avril 2017

J'aime mon Madawan

On reste dans la saga des gilets, mais on passe côté couture cette fois, avec le gilet Madawan d’Aime Comme Marie.

Ce gilet, j’ai craqué dès sa sortie, j’adore son col châle enveloppant et ses pans retournés devant. On s’est tourné autour un long moment lui et moi, afin que je lui trouve le tissu idéal. Et une fois le tissu trouvé, autant vous dire que c’est allé très vite !

Je voulais un gilet un peu doudou, chaud et confortable et j’ai donc choisi de le réaliser dans le matelassé bleu marine de chez France Duval Stalla. Seulement ce tissu ayant un succès énorme, j’ai mis du temps à l’acheter. En effet, le stand de France avait été dévalisé lors du CSF, et le réassort n’était prévu que vers décembre/janvier. Autant vous dire que dès que le matelassé est revenu en stock, j’étais dans la boutique de France pour acheter les deux précieux mètres indispensables à la réalisation de Madawan, version courte.

Alors oui, il faut 2 mètres pour ce gilet. En décalquant mon patron avant d’aller acheter le tissu et en le positionnant par terre, histoire de savoir si je pouvais gagner quelques centimètres, comme c’est le cas pour de nombreux patrons, je me suis aperçue que dans ce cas précis, ce ne serait pas possible (mais vraiment pas, deux mètres c’est deux mètres !). Bref je suis repartie avec mes deux mètres sous le bras, et j’ai pu couper mon Madawan.

Je n’ai pas fait de toile, j’ai directement coupé un M car le matelassé étant élasthane, je savais que je n’aurai pas de soucis d’aisance. Durant la réalisation, j’ai pris soin de ganser tous les bords (ou presque, j’ai seulement surfilé les manches et les emmanchures), comme l’avait fait Céline sur sa version noire ici. J’ai utilisé un biais en coton léopard bleu de chez Fil 2000 (oui j’aime le léopard, mais en touches discrètes). Seulement voilà, j’avais du mal à visualiser le montage de l’encolure sur le papier. Et du coup j’ai gansé les coutures au niveau des deux cols, qui se replient en fait l’un sur l’autre, et qui sont ensuite cousus au dos du gilet par un point invisible. Et en fait, ça a créé un gros surplus de tissu au niveau du col, qui ne se positionnait pas correctement, au vu du grand nombre d’épaisseurs. J’ai commencé par me dire tant pis, mais après l’avoir porté 2/3 fois, j’avais l’impression d’être une tortue, incapable de pencher la tête en arrière à partir d’un certain point (je sais que vous essayez de visualiser la chose maintenant J).

Donc il fallait découdre la couture à la main du col, afin de couper les 4 bords gansés, les surfiler proprement, puis recoudre le tout. En soi, ça ne m’a pris que 20 minutes en tout, ça m’a pris 2 moins pour me motiver à le faire !!! Mais résultat, maintenant j’en suis ravie et je le porte avec plaisir !

IMG_5381

IMG_5397

IMG_5406

 

Mon gansage graou !

IMG_5409

IMG_5411

 

IMG_5418

C'est vraiment un doudou ce Madawan, j'en suis fan !

Et vous ? Avez-vous du mal à reprendre vos réalisations s’il y a quelque chose qui cloche ou bien vous vous lancez tout de suite dans les corrections ?

 


Patron : Aime comme Madawan d’Aime Comme Marie

Tissu : Matelassé bleu marine de chez France Duval Stalla

Taille : Taille M

Coût : 53€ (dont 14€ de patron, 36€ de tissu, 2€ de biais et 1€ de fil)

Technique : Ganser les coutures et monter proprement l’encolure

Posté par Juls44 à 08:31 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,