Cela fait un bout de temps qu'il faut que j'écrive cet article, et c'est finalement la veille de la première épreuve que je me décide à le faire (il sera donc en ligne le jour la première épreuve), procrastination qund tu nous tient !

Pour vous remettre les choses dans leur contexte, je me suis inscrite au CAP vêtement flou en candidat libre à l'automne dernier. Je vous en ai parlé brièvement en tout début d'année mais sans me plonger davantage que ça dans le sujet. En effet, je venais d'attaquer un nouveau boulot, et je n'avais pas vraiment de vu sur ce qui se passerait d'ici juin, donc incertitude la plus totale. Ce qui fait que je ne me suis plas plongée tant que ça dans les révisions, j'ai juste continué de coudre régulièrement. Au final, mon contrat s'est terminé fin mars, ce qui fait que la possibilité de passer le CAP redevenait concrête. Sauf, que j'ai passé quelques entretiens depuis, et donc que la possibilité de commencer un nouveau boulot avant le 8 juin (début des épreuves vous l'aurez compris) me planait au-dessus de la tête. Donc je ne me suis pas affolée non plus.

Et au final, vu que je suis toujours en attente de retour niveau boulot, j'ai décidé il y a 2 semaines de me focaliser à fond sur le CAP, au moins jusqu'au 15 juin, date de fin des épreuves, et ensuite on verra niveau boulot (toujours voir le positif dans chaque chose !).

Pour revenir sur le CAP, cela fait des années que je couds, et j'avais envie de valider mon niveau par un diplôme. Peut-être que j'en ferai quelque chose un jour, peut-être pas (je travaille dans le secteur cosmétique, et j'adore ça) mais en tout cas, je l'aurai (ou pas hein !).

Donc pour revenir sur cette série d'articles, voici comment elle va s'articuler :

1) L'article d'aujourd'hui, concernant les diverses révisions et expériences pré-épreuves

2) Un article ce week-end, résumant les deux premières épreuves (PSE et EP1)

3) Un article la semaine prochaine, résumant LA grosse épreuve : l'EP2 (il y aura certainement un édit le 7 juillet, date de publication des résultats).

CAP 1

Commençons donc réellement ce premier article avec la partie haïe de tous les étudiants : les révisions.

Autant vous dire que cela fait quelques années que je ne suis plus étudiante, donc mes bonnes résolutions de ce début d'année comprenaient le fait de faire un programme de révisions... et de m'y tenir !

En janvier ça donnait ça :

CAP

  

Mi-février, j'avais révisé les sujets de 2010 à 2015 sur les bases de données du CRDP de Montpellier ici :

2000 à 2012

2013 à 2015

Ce qui est bien avec cette base, c'est que tous les sujets y sont regroupés, et que pour la plupart, il y a les corrigés. Top pour se préparer !

Pour la PSE (Prévention Santé Environnement), j'ai acheté un bouquin car c'est du bachotage : Mémo PSE (je ne suis pas sponsorisée, mais je l'ai trouvé très bien pour se préparer à l'épreuve).

Et... j'en suis restée là... Juqu'à il y a 15 jours... Ouh, pas bien ! Pourtant je voulais suivre le super planning de Ségo (partagé ici par Céline alias Made By Celinette) et résultat, je l'ai utilisé uniquement pour checker que je n'avais pas oublié un point technique. D'ailleurs Céline a fait une super série d'articles sur le CAP, je vous conseille d'aller y jeter un oeil. Des infos sont également disponibles sur Thread and Needles.

Bon, toujours est-il qu'à 15 jours de l'épreuve, il a fallu se bouger les fesses. J'ai donc relu l'intégralité de mon Mémo PSE, ai refait la grande majorité des sujets des archives du CRDP de Montpellier et... il a fallu attaquer le plus gros morceau, celui que je redoutais le plus : la piqueuse plate.

Car même si ça fait très longtemps que je couds, je n'ai jamais cousu que sur des machines familiales, et le passage à la piqueuse plate, donc une machine industrielle me faisait flipperil faut le dire. Donc le mieux dans ces cas-là, c'est de s'entraîner !

J'ai commencé par appeler le lycée parisien dans lequel je passerai le CAP : le lycée Marie Laurencin, afin de savoir s'il était possible de tester les machines en avance. Réponse négative. M€(R)D& ! Bon il a fallu trouver une autre alternative. J'avais vu passer sur Thread and Needles des infos sur deux stages (3h en soirée) proposés par Draft Ateliers (dont j'avais entendu du bien par Céline d'ailleurs). Sauf que les stages étaient en avril ou mai, et à ce moment-là je ne savais toujours pas si j'allais pouvoir passer le CAP. Alors autant vous dire que de mettre 50€ dans une formation de 3 heures, sans savoir si j'allais pouvoir passer les épreuves, ça m'avait refroidie. Mais 15 jours avant le CAP, et après avoir appelé le lycée, je les ai tout de même appelés afin de savoir s'il était possible de louer une piqueuse plate pendant quelques heures... et je n'ai jamais eu personne au bout du fil !

Donc je me suis tournée vers mon 3e plan : Hall Couture. Il s'agit d'un espace de travail collaboratif pour étudiants, auto-entrepreneurs ou juste personnes désireuses de découvrir les machines industrielles comme moi. J'ai envoyé un mail via le formulaire de contact, et dans les 2 heures, j'avais Claire au téléphone et on prenait RDV pour le lendemain soir (un vendredi soir, c'est plus calme d'après elle, car sinon, c'est une véritable fourmillière). Je suis donc arrivée sur place le lendemain avec un projet à coudre (enfin une toile hein, c'était quand même mon premier essai à la piqueuse plate), Claire m'a montré l'enfilage de la bête et c'était parti ! Et ça a BEAUCOUP dédramatisé la chose ! En effet, à part l'enfilage qui est différent, la vitesse reste maîtrisable (enfin la pluart du temps, si l'ont exclut des à-coups parfois qui font que la machine pique à une vitesse redoutable, merci le protège doigt !), et le point est nickel ! Petit plus, la genouillère dont je me faisais tout un monde (je croyais qu'elle remplaçait la pédale) et qui sert en réalité à lever le pied de biche sans avoir à se servir de ses mains, partique lorsqu'on veut maîtriser le mouvement de son ouvrage. Autre chose différant par rapport à une machine familiale : la possibilité de remplir une seconde canette de fil lorsqu'on coud avec la première. Ainsi, lorsque la canette est vide, on a juste à la remplacer par la nouvelle, remplie lors de la phase de couture précédente. Perte de temps minimale !

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la piqueuse plate, des infos sont dispos chez SB Créations et chez l'Atelier d'Augustin.

J'ai aussi pu me familiariser avec la presse, mais qui ressemble fortement à un fer à repasser classique (en plus parformant évidemment) et avec la surjeteuse, mais qui est également très similaire à la version familiale.

Voici quelques photos de l'atelier :

La piqueuse plate

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La presse 

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La surjeteuse

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Et la super vue depuis la verrière de l'atelier !

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En tout j'y ai passé 3h30, j'ai pu finir ma toile et réaliser quelques exercices (pose de zip, plis religieuses...), pour un tarif de 9€ de l'heure, dans une très bonne ambiance. Franchement, j'ai trouvé ça super et je vous recommande cet atelier ! Je sais maintenant que j'y reviendrai au besoin avec plaisir !

J'espère que cet article a été ou sera utile à celles et ceux qui seraient tentés par ce CAP, et je vous dis à très vite, pour le 2e épisode !